Clinton–Epstein : audition sous tension, guerre de récits et angle mort de la vérité
À Chappaqua, Hillary Clinton a livré plus de six heures de déposition à huis clos devant la commission de contrôle de la Chambre. Offensif, son propos vise moins à « répondre » qu’à renvoyer l’enquête républicaine à ce qu’elle serait, selon elle : un dispositif de diversion destiné à protéger Donald Trump. Entre fuite d’une photo, questions jugées « clownesques », et bataille sur la publication des pièces, l’épisode révèle surtout une chose : l’affaire Epstein est devenue une machine politique totale, où la transparence revendiquée sert d’arme, et où l’essentiel — qui savait quoi, quand, et pourquoi certains documents restent inaccessibles ? — demeure paradoxalement hors champ.