De la mine au zéro carbone : 9,4 millions d'euros pour transformer Bois-du-Luc
Le gouvernement wallon a validé un investissement de 9,39 millions d'euros pour rénover et reconvertir le site minier de Bois-du-Luc à La Louvière. Énergie, friches polluées et mobilité douce sont au cœur de ce projet soutenu par la Wallonie et l'Europe.
Publié par Demetrio Scagliola
Résumé de l'article
- 9,39 millions d'euros investis à Bois-du-Luc.
- Priorité à la rénovation énergétique et à la réduction des émissions.
- Création de pistes cyclables et réhabilitation de friches polluées.
Le gouvernement wallon a approuvé ce jeudi un investissement de 9,39 millions d'euros destiné à la rénovation et à la reconversion du site minier de Bois-du-Luc, à La Louvière. L'enveloppe doit permettre d'améliorer les performances énergétiques du site classé à l'UNESCO, de réhabiliter des friches polluées et de renforcer les connexions cyclables avec le centre-ville.
Classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2012, Bois-du-Luc constitue l'un des symboles les plus emblématiques du passé industriel wallon. Le projet s'inscrit à la fois dans le cadre du Plan Air Climat Énergie (PACE) et du projet urbain « La Louvière 2050 », avec l'ambition de renforcer l'attractivité touristique et territoriale du site.
Trois axes d'investissement
Selon le communiqué du gouvernement wallon, les 9.392.400 euros seront répartis entre trois grands volets. La plus grande partie, soit 6,39 millions d'euros, sera consacrée à la réduction de la consommation énergétique et des émissions de gaz à effet de serre. Ce montant sera financé à hauteur de 2,72 millions d'euros par le programme européen FEDER et de 3,67 millions d'euros par la Wallonie.
Un budget de 1,75 million d'euros sera également consacré à la réhabilitation de friches polluées présentes sur le site, tandis que 1,25 million d'euros servira au développement de plusieurs pistes cyclables destinées à mieux relier Bois-du-Luc au centre-ville de La Louvière.
Du charbon au « zéro carbone »
L'objectif affiché est de renforcer l'autonomie énergétique du site tout en poursuivant sa reconversion. Le gouvernement entend ainsi transformer cet ancien haut lieu de l'industrie charbonnière en vitrine de la transition énergétique.
Le chantier doit également améliorer l'accessibilité du site, situé à proximité des ascenseurs historiques du Canal du Centre, eux aussi classés au patrimoine mondial. Les autorités espèrent ainsi accroître la fréquentation touristique de la région et du Musée de la Mine et du Développement durable installé sur place.
« Nous ne restaurons pas simplement un site historique. Nous investissons dans un projet qui conjugue patrimoine, transition énergétique, mobilité et développement territorial. C'est exactement ce que doivent être les investissements publics : utiles aujourd'hui et porteurs d'avenir », souligne le gouvernement wallon dans son communiqué.
Cette décision s'inscrit dans une stratégie plus large de valorisation du patrimoine industriel wallon, tout en répondant aux objectifs régionaux en matière de transition énergétique, de mobilité douce et de redéveloppement des anciennes friches industrielles.