Des entreprises réembauchent après avoir remplacé trop vite leurs salariés par l’IA
Plusieurs entreprises reviennent sur des suppressions de postes décidées au nom de l’intelligence artificielle. Dans une chronique publiée par Le Point, Jean Pralong, professeur de ressources humaines à l’EM Normandie, y voit moins un échec technologique qu’une faillite du discernement managérial.
Publié par A.G.
Résumé de l'article
Remplacer trop vite les humains par des machines relève avant tout d'erreurs managériales.
Selon une enquête du cabinet Orgvue, 39 % des dirigeants interrogés avaient supprimé des emplois à la suite du déploiement de l’IA, mais 55 % d’entre eux estimaient ensuite avoir commis une erreur. Une autre étude, menée par Robert Half, indique que 32 % des responsables RH américains concernés ont finalement réembauché pour les mêmes fonctions.
Assistant vocal peu crédible
Jean Pralong cite notamment Klarna, qui avait annoncé le remplacement de 700 agents du service clientèle avant de reconnaître que la recherche d’économies avait nui à la qualité. La Commonwealth Bank of Australia a également dû revenir sur la suppression de 45 postes après le déploiement d’un assistant vocal. Chez Ford, 350 ingénieurs expérimentés ont été réembauchés, les systèmes automatisés n’ayant pas remplacé leur expertise.
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