Dette française : la note tient, le doute s’installe
Dans un entretien accordé au Figaro, l’économiste Éric Dor relativise la décision de Moody’s de maintenir la note de la France. Derrière ce statu quo, il pointe une dégradation continue des finances publiques et une influence limitée des agences sur les marchés.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
— Moody’s maintient la note de la France, offrant un répit politique sans modifier la situation économique réelle
— Les marchés ignorent de plus en plus les agences, comme le montre l’exemple de l’Italie et de l’Espagne
— La trajectoire budgétaire française reste préoccupante, malgré une notation encore élevée
À première vue, la décision de Moody’s de maintenir la note souveraine de la France à Aa3 pourrait être interprétée comme une bonne nouvelle. Elle évite une nouvelle dégradation et offre au gouvernement un répit dans un contexte budgétaire tendu. Mais pour Éric Dor, cette lecture est avant tout politique.
L’agence salue un déficit légèrement inférieur aux attentes et met en avant la stabilité institutionnelle du pays. Autant d’éléments qui peuvent être présentés comme une validation extérieure de la trajectoire française. Mais cette appréciation ne modifie en rien la réalité structurelle : la situation des finances publiques continue de se détériorer, avec une dette qui dépasse désormais largement les 115 % du PIB.
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