Réseaux sociaux interdits aux moins de 15 ans : Xavier Niel dénonce “un État qui veut fliquer tous les Français”
Après le vote définitif du Parlement, le débat sur la protection des mineurs vire à la polémique sur les libertés numériques Le Parlement français a définitivement adopté l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans.
Publié par J.PE
Une mesure présentée par ses défenseurs comme un outil de protection de la jeunesse, mais qui suscite déjà de vives critiques sur le risque d’une surveillance généralisée des citoyens.
Parmi les opposants à cette évolution, Xavier dénonce une dérive qu’il juge dangereuse et débile.
Hier le milliardaire avait déclaré : « Totalement débile. Vous pensez que les ados n’ont pas déjà des techniques pour contourner ça ?? »
Totalement débile. Vous pensez que les ados n’ont pas déjà des techniques pour contourner ça ?? 😂 https://t.co/ngCGdMjOxN
— Xavier Niel (@Xavier75) July 21, 2026
Il a également jugé que « C’est aux parents d’éduquer leurs enfants, pas à l’État de fliquer tous les Français. »
C’est aux parents d’éduquer leurs enfants. Pas à l’Etat de fliquer tous les Français
— Xavier Niel (@Xavier75) July 21, 2026
Pour lui, la réponse au problème des réseaux sociaux ne doit pas passer par un contrôle massif des identités numériques, mais par la responsabilité des familles et l’apprentissage des usages du numérique.
Une connexion bientôt conditionnée à une preuve d’âge ?
Avec cette nouvelle législation, l’accès des moins de 15 ans aux réseaux sociaux devra être empêché par les plateformes. La grande question reste celle de la méthode de contrôle : comment vérifier l’âge réel d’un utilisateur sans créer un système de surveillance généralisé ?
Plusieurs pistes sont évoquées depuis plusieurs mois : vérification via un service tiers, identité numérique, présentation d’un justificatif ou encore solutions biométriques comme la reconnaissance faciale. Ces dispositifs alimentent les inquiétudes de ceux qui craignent une banalisation du contrôle d’identité en ligne.
279 voix pour, 81 contre : un vote qui fracture le débat
Le texte a été adopté par l’Assemblée nationale avec une large majorité, avec 279 députés favorables et 81 opposés selon les chiffres avancés dans le débat parlementaire.
Ses partisans estiment qu’il faut agir face aux risques auxquels sont exposés les adolescents : cyberharcèlement, exposition à des contenus violents, pression sociale ou dépendance aux écrans.
Ses détracteurs répondent que la protection des mineurs ne doit pas devenir un prétexte à une surveillance permanente des internautes.