Dissoudre le RN et Reconquête : la démocratie selon Sabrina Sebaihi (analyse)
Au micro de L’Humanité, la députée écologiste Sabrina Sebaihi estime que le Rassemblement national et Reconquête « auraient dû être dissous ». Une proposition sidérante lorsqu'elle concerne notamment la formation qui domine aujourd'hui très largement les intentions de vote pour la présidentielle.
Publié par Harrison du Bus
• Mis à jour le
Résumé de l'article
La députée écologiste Sabrina Sebaihi estime que le RN et Reconquête auraient dû être dissous, les accusant de diffuser « leur haine 24 heures sur 24 ». Une conception du combat démocratique qui pose une question fondamentale sur le pluralisme.
Il y a critiquer ses adversaires, les combattre, dénoncer leurs idées. Et puis il y a souhaiter qu'ils n'aient tout simplement plus le droit d'exister.
Au micro de L'Humanité, Sabrina Sebaihi, députée écologiste des Hauts-de-Seine, a choisi cette dernière voie. Évoquant les organisations qu'elle qualifie de « violentes », « racistes », « antisémites » ou « xénophobes », l'élue estime que les gouvernements français auraient dû aller beaucoup plus loin.
« Il y a des personnalités politiques de haut niveau dans ce pays qui auraient dû dissoudre le Front national, qui auraient dû dissoudre le Rassemblement national, et qui auraient dû dissoudre Reconquête », affirme-t-elle.
Le journaliste lui fait alors remarquer que les organisations fondées sur « le racisme et l'homophobie » peuvent effectivement être dissoutes et cite lui-même le RN et Reconquête. « Oui, elles auraient dû, mais ça aurait dû être dissous en fait », insiste Sabrina Sebaihi.
Il y a des personnalités politiques de haut niveau dans ce pays qui auraient dû dissoudre le Front national, qui auraient dû dissoudre le Rassemblement national, et qui auraient dû dissoudre Reconquête.
Sabrina Sebaihi
Dissoudre le parti qui domine les sondages
La proposition serait déjà considérable concernant n'importe quelle formation politique légale. Elle prend une dimension particulière lorsqu'elle vise le Rassemblement national.
Le parti domine aujourd'hui très largement les intentions de vote pour la présidentielle de 2027. Dans plusieurs enquêtes récentes, Marine Le Pen recueille autour de 35 % des suffrages au premier tour et possède une avance considérable sur ses poursuivants.
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