Donald Trump, allié involontaire du climat ? Sa guerre contre l’Iran fait chuter les émissions mondiales
Donald Trump combat les politiques climatiques, mais sa guerre contre l’Iran produit un effet inattendu : la consommation mondiale de pétrole et de gaz chute. Les émissions liées aux énergies fossiles devraient ainsi connaître en 2026 leur plus fort recul depuis la pandémie de Covid.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
La guerre de Donald Trump contre l’Iran provoque un effet inattendu : la consommation mondiale de pétrole et de gaz chute et les émissions fossiles devraient connaître en 2026 leur plus fort recul depuis la pandémie.
Donald Trump n’a jamais caché son hostilité aux politiques de lutte contre le changement climatique. Depuis son retour à la Maison-Blanche, le président américain s’est au contraire employé à favoriser la production et la consommation d’énergies fossiles. Pourtant, sa politique produit aujourd’hui un effet pour le moins inattendu : les émissions mondiales de CO₂ liées au pétrole, au gaz et au charbon devraient reculer en 2026.
La raison n’a rien d’écologique. Après sept mois de guerre contre l’Iran et de fortes perturbations des approvisionnements au Moyen-Orient, le pétrole et le gaz sont devenus suffisamment rares et coûteux pour provoquer ce que les économistes appellent une « destruction de la demande ». Partout dans le monde, entreprises et consommateurs réduisent leur consommation ou cherchent des solutions alternatives.
Une analyse publiée par le Washington Post, à partir des dernières données de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), souligne ainsi ce paradoxe : la guerre menée par Donald Trump contribue involontairement à provoquer le plus important recul annuel des émissions fossiles depuis la pandémie de Covid.
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