« On les croyait éteints » : aux États-Unis, des biologistes tentent de sauver l'un des prédateurs les plus rares du monde
Déclaré éteint avant d'être redécouvert en 1981, le putois à pieds noirs demeure l'un des mammifères les plus menacés d'Amérique du Nord. Dans les prairies du Dakota du Sud, des biologistes multiplient les méthodes insolites pour tenter de sauver cette espèce décimée par la peste et le manque de diversité génétique.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Aux États-Unis, des biologistes tentent de sauver le putois à pieds noirs grâce aux vaccins, au clonage et à d'étonnantes techniques de conservation.
Il est deux heures du matin dans les immenses prairies du Dakota du Sud. Au volant de son pick-up, Travis Livieri scrute l'obscurité à l'aide d'un puissant projecteur. Les yeux des cerfs réfléchissent une lumière blanche, ceux des coyotes une lueur verdâtre. Soudain, deux petits points émeraude apparaissent au ras de l'herbe. Le biologiste sait immédiatement qu'il a trouvé ce qu'il cherchait : un putois à pieds noirs, l'un des prédateurs les plus rares d'Amérique du Nord.
Depuis 32 automnes, cet Américain de 55 ans consacre ses nuits à la survie de cette espèce menacée. Le Wall Street Journal l'a accompagné dans le bassin de Conata, au Dakota du Sud, où une poignée de scientifiques mène une bataille aussi insolite qu'acharnée contre l'extinction.
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