Favoritisme, intimidations, corruption présumée: ce que contient le dossier du Foyer Anderlechtois (Exclusif)
Nouvel avis de tempête au Foyer Anderlechtois après les révélations d’un reportage de la VRT. Notre enquête confirme mais apporte de nouveaux éléments : soupçons de favoritisme politique et de graves irrégularités dans la gestion des logements sociaux. Au coeur de la polémique, le président du Foyer, l'échevin Lofti Mostefa (PS), qui se défend.
Publié par Demetrio Scagliola
• Mis à jour le
Résumé de l'article
- Le reportage de Pano (VRT) met en lumière de graves accusations autour du Foyer Anderlechtois.
- Notre enquête apporte de nouveaux éléments
- Plusieurs témoignages évoquent favoritisme politique, pressions et irrégularités administratives.
- Des soupçons de corruption et de paiements en cash seraient examinés par la justice bruxelloise.
- L’affaire pourrait devenir un dossier politiquement explosif pour le PS bruxellois et pour la majorité communale
Clientélisme politique, climat d’intimidation, favoritisme dans l’attribution de logements, marchés publics potentiellement irréguliers, instrumentalisation électorale d’une institution publique, pressions sur des locataires et employés. L’onde de choc qui secoue aujourd’hui le Foyer Anderlechtois dépasse largement le cadre d’une simple crise de gouvernance interne. Les accusations sont d’une gravité rare dans le paysage politique bruxellois et tourne autour de la personnalité du président de l’institution, l’échevin socialiste Lofti Mostefa.
Pratiques mafieuses?
Depuis plusieurs mois, une accumulation de témoignages, de notes internes, de dénonciations de lanceurs d’alerte, d’audits accablants et désormais d’un reportage explosif du magazine d’investigation Pano (VRT) dévoile les contours d’un système profondément opaque au sein de cette société de logement public d’Anderlecht. « Pour moi, certaines pratiques s’apparentent à des pratiques mafieuses », souligne la vice-présidente du Foyer, Marcela Gori qui tente depuis des mois de remettre la bonne gouvernance au cœur de l’institution. Une enquête a bien été lancée dans la plus grande discrétion par la justice bruxelloise. Et pour l’instant, il faut le rappeler, aucune des personnes concernées n’a été inculpée.
L’affaire rappelle inévitablement un autre traumatisme politique : celui de l’affaire de la société de logements sociaux de la Carolorégienne au début des années 2000, qui avait provoqué un séisme au sein du Parti socialiste carolo.
Bras armé politique au service d'un seul homme?
Le reportage diffusé mercredi soir par VRT a mis en lumière des pratiques qui circulaient déjà depuis des mois dans les coulisses politiques anderlechtoises. Des témoignages évoquent un système où l’accès au logement social aurait été régulièrement utilisé comme levier d’influence politique ou électorale.
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