Olivier Willocx dénonce la gestion de Parking.brussels
À Bruxelles, la colère monte contre Parking.brussels. Plus de la moitié des recours introduits en 2025 ont débouché sur une annulation de redevance, un chiffre qui alimente les critiques sur les méthodes de l’agence régionale et son fonctionnement administratif.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Avec 177.000 redevances annulées sur 346.000 recours en 2025, Parking.brussels fait face à de vives critiques. Le député bruxellois Olivier Willocx dénonce une gestion inefficace et réclame des mesures rapides ainsi qu’une nouvelle audition de l’agence régionale.
Le malaise autour de Parking.brussels prend une nouvelle ampleur. Les chiffres avancés cette semaine relancent le débat sur la gestion du stationnement à Bruxelles et sur les méthodes employées par l’administration régionale.
Sur 346.000 réclamations déposées en 2025, 177.000 ont abouti à une annulation de redevance. Un taux qui dépasse les 50% et qui nourrit les accusations d’erreurs répétées.
Pour le député bruxellois Olivier Willocx, ces données ne relèvent plus d’incidents isolés. L’élu estime qu’elles traduisent un dysfonctionnement profond dans la manière dont les sanctions sont émises et traitées.
« Les automobilistes se retrouvent trop souvent contraints de prouver eux-mêmes qu’ils respectent les règles afin d’éviter des poursuites ou des frais supplémentaires. »
Une mécanique administrative contestée
Les critiques portent autant sur le fond que sur la méthode. Redevances mal justifiées, informations insuffisantes dans certaines zones de stationnement, difficultés pour introduire une plainte ou encore multiplication des procédures : plusieurs griefs reviennent régulièrement dans les contestations adressées à l’agence régionale.
Le recours à des huissiers figure également parmi les reproches évoqués. Le député considère que cette gestion contribue à détériorer le rapport entre les Bruxellois et leur administration. À ses yeux, un service public ne peut fonctionner durablement si une partie importante des usagers estime subir des sanctions injustifiées.
Au-delà du mécontentement des citoyens, l’élu s’interroge aussi sur le coût réel de ces dysfonctionnements pour les finances publiques.
Chaque recours traité, chaque correction administrative et chaque procédure annulée mobilisent du personnel et des moyens financés par les contribuables bruxellois. Une charge qui vient s’ajouter au temps perdu par les automobilistes pour rassembler des documents, introduire des recours ou multiplier les démarches administratives.
Une pression politique accrue
Dans ce dossier, Olivier Willocx cible également la responsabilité politique du gouvernement régional. Il s’interroge ouvertement sur la tolérance dont bénéficierait Parking.brussels en raison de son statut public.
Selon lui, une société privée affichant un tel volume de contestations et d’annulations aurait probablement vu son contrat remis en question depuis longtemps.
Les annonces récentes de la ministre bruxelloise Elke Van den Brandt sont jugées tardives par le député. Il attend désormais des résultats rapides et mesurables plutôt que de nouvelles promesses administratives. L’élu réclame une remise à plat du fonctionnement de l’agence et veut obtenir des engagements concrets sur la réduction des erreurs.
Une nouvelle audition de Parking.brussels devrait être demandée au Parlement bruxellois. Olivier Willocx souhaite obtenir des explications précises sur les défaillances constatées, mais aussi un calendrier clair pour corriger les problèmes dénoncés depuis plusieurs mois. Pour le député, le contrôle du stationnement reste nécessaire dans une capitale comme Bruxelles.
Il considère toutefois qu’il ne peut se transformer en source permanente de tensions entre l’administration et les habitants. Selon lui, le service public doit garantir efficacité et équité, sans imposer aux citoyens des démarches longues et coûteuses pour faire reconnaître leurs droits.