Foire du Livre : le MR dénonce une « censure politique » et annonce des actions en justice
Exclu de la Foire du Livre de Bruxelles pour des motifs invoqués de sécurité, le Centre Jean Gol reçoit le soutien appuyé du Mouvement Réformateur. Georges-Louis Bouchez parle d’un précédent grave pour la liberté d’expression et annonce une riposte judiciaire et institutionnelle.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Exclu de la Foire du Livre de Bruxelles pour des raisons invoquées de sécurité, le Centre Jean Gol reçoit le soutien officiel du MR, qui parle de censure politique. Georges-Louis Bouchez a écrit aux présidents de parti et annonce des actions en justice ainsi qu’une saisine de la Commission du pacte culturel, tout en lançant une pétition au nom de la liberté d’expression.
Le Mouvement Réformateur et le Centre Jean Gol dénoncent l’exclusion de leur stand de la Foire du Livre de Bruxelles et annoncent une contre-offensive sur plusieurs fronts. Dans un communiqué diffusé ce jour, le président du MR, Georges-Louis Bouchez, qualifie la décision des organisateurs « d'acte de censure politique d’une gravité sans précédent. »
Selon le parti libéral francophone, l’exclusion aurait été justifiée par des « raisons de sécurité ». Une motivation que le MR conteste fermement, estimant qu’elle revient à considérer un courant politique légal comme un « problème » en soi. Pour Georges-Louis Bouchez, une Foire du Livre, par nature attachée à la diversité des idées, ne peut sélectionner les opinions sur une base politique dès lors qu’elles respectent le cadre légal.
Une mobilisation politique et judiciaire
Le président du MR indique avoir écrit à l’ensemble des présidents de parti du pays afin de les alerter sur ce qu’il considère comme un précédent dangereux. À ses yeux, accepter qu’une institution culturelle subsidiée puisse exclure un centre d’études pour des motifs sécuritaires ouvrirait la voie à une censure sans limite, susceptible de toucher d’autres formations demain.
Dans le même temps, le MR a lancé une pétition ouverte au public, invitant chacun à défendre le principe de la liberté d’expression, indépendamment de l’adhésion aux positions du Centre Jean Gol. Le parti annonce également le dépôt d’actions en justice ainsi qu’une saisine de la Commission du pacte culturel.
Au-delà du stand contesté, le MR entend faire de cette affaire un débat de principe sur la place des partis et de leurs centres d’études dans les manifestations culturelles publiques, estimant que la question dépasse le cas d’espèce et touche aux fondements du pluralisme démocratique.