Foyer anderlechtois : auditions sensibles, tensions internes et revers judiciaire pour Lotfi Mostefa
Journée mouvementée dans le dossier du Foyer anderlechtois. Entre auditions devant la commission d'enquête, témoignages sensibles d'assistants sociaux, volonté affichée de remettre de l'ordre en interne et intervention du tribunal de l'entreprise, la crise de gouvernance continue de s'intensifier.
Publié par Demetrio Scagliola
Résumé de l'article
- La responsable du contrôle interne a détaillé le vaste chantier de remise en ordre engagé après plusieurs audits critiques.
- Des assistants sociaux ont confirmé certaines pratiques révélées par le reportage Pano et évoqué un climat parfois tendu.
- Le tribunal de l'entreprise a suspendu le conseil d'administration contesté et conforté provisoirement les décisions prises le 15 juin.
La journée de jeudi a marqué une nouvelle étape dans le dossier du Foyer anderlechtois. Entre les auditions de plusieurs témoins devant la commission d'enquête du Parlement bruxellois et une décision de justice suspendant un conseil d'administration contesté, l'institution chargée de gérer des milliers de logements sociaux continue de traverser une profonde crise de gouvernance.
Alors que les révélations de l'émission Pano de la VRT et de 21 News ont déclenché une tempête politique, deux lignes de fracture apparaissent désormais clairement : la volonté affichée de remettre de l'ordre dans le fonctionnement interne de la société et la bataille juridique qui oppose les administrateurs autour du maintien de Lotfi Mostefa (PS) à la présidence. Par ailleurs, le gouvernement bruxellois de Boris Dilliès (MR), secoué par cette affaire, a bouclé hier un grand accord sur plusieurs dossiers bloqués depuis des semaines.
Une institution en pleine remise en ordre
Longuement entendue par la commission d'enquête, Marie Meunier, responsable du contrôle interne du Foyer anderlechtois depuis un peu plus d'un an, a dressé le portrait d'une institution engagée dans un vaste chantier de modernisation.
Son arrivée s'inscrit dans le prolongement des audits successifs menés en 2020 puis en 2024, particulièrement sévères à l'égard du fonctionnement de cette Société Immobilière de Service Public (SISP).
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