François Bayrou conserve une voiture de fonction malgré sa promesse de renoncer à tout avantage
Selon Mediapart, François Bayrou continue de disposer d'une voiture de fonction malgré son engagement de renoncer aux avantages liés à son passage à Matignon. L'ancien Premier ministre invoque des impératifs de sécurité, tandis que Matignon ne confirme pas cette information.
Publié par J.PE
Résumé de l'article
D'après Mediapart, François Bayrou conserverait une voiture de fonction malgré sa promesse de renoncer à tout avantage après Matignon. Cette révélation relance le débat sur les privilèges accordés aux anciens Premiers ministres, déjà ravivé par la situation d'Édith Cresson.
François Bayrou avait promis de ne profiter d’aucun avantage après son départ de Matignon. Pourtant, selon Mediapart, l’ancien Premier ministre disposerait toujours d’une voiture de fonction. Il affirme avoir tenté d’y renoncer, mais évoque des « raisons impératives de sécurité ». Matignon n’a pas souhaité confirmer cette information.
La promesse d’exemplarité de François Bayrou est aujourd’hui au cœur d’une nouvelle polémique. Lors de son départ de Matignon, l’ancien chef du gouvernement avait assuré vouloir renoncer aux avantages liés à son ancienne fonction.
Mais selon les informations de Mediapart, François Bayrou bénéficierait toujours d’une voiture de fonction. Une situation qui interroge alors que l’ancien Premier ministre avait publiquement affiché sa volonté de ne pas conserver de privilèges après son passage à la tête du gouvernement.
François Bayrou aurait tenté de renoncer à ce véhicule, mais aurait finalement invoqué des « raisons impératives de sécurité » pour justifier son maintien. De son côté, Matignon n’a pas souhaité confirmer ni commenter cette situation.
La polémique relancée par le cas Édith Cresson
Cette révélation intervient alors que le débat sur les avantages accordés aux anciens Premiers ministres est déjà relancé par le cas d’Édith Cresson.
Selon Mediapart, l’ancienne Première ministre, qui a dirigé le gouvernement pendant onze mois entre 1991 et 1992, continuerait de bénéficier d’un dispositif comprenant notamment une voiture avec chauffeur, malgré la volonté affichée de mettre fin aux avantages à vie des anciens locataires de Matignon.
À 92 ans, Édith Cresson ferait partie des anciennes responsables politiques concernées par ces avantages. Le coût annuel de ce dispositif est estimé à 157 223 euros par an, selon des données parlementaires, dont 152 643 euros de dépenses de personnel et 4 580 euros liés au véhicule.
Sur une période de plusieurs décennies, la facture représente plusieurs millions d’euros pour les finances publiques. Des chiffres qui alimentent les critiques de ceux qui dénoncent le maintien d’avantages jugés incompatibles avec les appels réguliers à la réduction des dépenses de l’État.
Les réseaux sociaux commentent évidemment la polémique
Sébastien Lecornu l’avais promis, Sébastien Lecornu ne l’a pas fait !
— Destination Télé (@DestinationTele) July 17, 2026
Après Raffarin, on apprend qu’Édith Cresson, 92 ans, 1ère ministre 11 mois en 1991, continue de bénéficier d’1 voiture avec chauffeur
Coût: 157 000€ par an depuis…35 ans !
Rigolez pas c’est avec votre pognon pic.twitter.com/uktr38cEnH
Tu bosses 11 mois au gouvernement et t'as droit, entre autres, à une bagnole et un chauffeur à vie. Elle est pas belle la vie ? 🇫🇷 pic.twitter.com/bZGqGgDKLM
— Soeur Foune (@SoeurFoune) July 17, 2026
En fait, ils ont TOUS gardé leur voiture de fonction avec chauffeur : Raffarin, Bayrou, Cresson… et le petit Boxeur de l’Ambiguité Stratégique en change comme de chemise. Ils nous prennent vraiment pour des cons.
— Didier Maïsto (@DidierMaisto) July 17, 2026