Le Royaume-Uni interdit un groupe lié à l'Iran après plusieurs attaques contre des sites juifs
Le Royaume-Uni accuse un groupe soutenu par l'Iran d'avoir orchestré plusieurs attaques contre des sites juifs et interdit désormais cette organisation ainsi que les Gardiens de la révolution. Londres entend renforcer sa réponse face aux réseaux agissant pour le compte d'États étrangers.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Le Royaume-Uni accuse un groupe soutenu par l'Iran d'avoir organisé plusieurs attaques contre des sites juifs. Londres interdit cette organisation ainsi que les Gardiens de la révolution dans le cadre d'une nouvelle loi visant les réseaux agissant pour le compte d'États étrangers. Les autorités ciblent également un groupe lié au renseignement militaire russe.
Le Royaume-Uni franchit une nouvelle étape dans sa lutte contre les réseaux d'influence étrangers. Le gouvernement britannique accuse un groupe soutenu par l'Iran d'avoir organisé plusieurs attaques contre des sites de la communauté juive et annonce son interdiction. Londres place également les Gardiens de la révolution iraniens sur la liste des organisations visées par sa nouvelle législation consacrée aux menaces provenant d'États étrangers.
Selon le gouvernement, le Mouvement islamique des Compagnons de la Droite (IMCR), également connu sous le nom de Harakat Ashab al-Yamin al-Islamia, revendique sept attaques commises ces derniers mois sur le territoire britannique. Le Parlement doit encore valider ces mesures, ce que l'exécutif espère obtenir d'ici la fin de la semaine.
Des attaques contre plusieurs sites juifs
Les autorités britanniques attribuent au groupe une série d'incendies criminels et d'actes de vandalisme visant principalement la communauté juive. Les cibles comprennent des synagogues de Londres, des ambulances appartenant à une organisation caritative juive ainsi qu'un média persanophone critique envers le régime iranien.
Ces attaques n'ont fait aucun blessé, mais elles ont suscité une forte inquiétude au sein des services de sécurité britanniques. Les enquêteurs estiment qu'elles s'inscrivent dans une campagne coordonnée.
La ministre britannique de la Sécurité, Angela Eagle, affirme que des membres de la Force Qods, l'unité chargée des opérations extérieures des Gardiens de la révolution, ont très probablement dirigé les actions du groupe à travers plusieurs pays européens.
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