Retailleau : "Chaque mois on emprunte environ 30 milliards, c'est deux fois le budget de la justice"
Bruno Retailleau présente sa vision de l'élection présidentielle de 2027. Il affirme vouloir proposer une alternative au macronisme comme aux « ailes radicales » et considère ce scrutin comme décisif pour l'avenir du pays.
Publié par A JS
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Résumé de l'article
Invité sur BFMTV, Bruno Retailleau affirme vouloir porter une alternative lors de la présidentielle de 2027. Il rejette à la fois les « ailes radicales » et la continuité du macronisme. Il met aussi en avant la dette publique pour défendre la nécessité d'un changement.
Bruno Retailleau a confirmé sa détermination à poursuivre son engagement politique jusqu'à l'élection présidentielle de 2027. Invité de BFMTV, il a assuré qu'il mènera son combat jusqu'au bout et qu'il entend proposer aux Français une alternative aux forces qu'il juge aujourd'hui dominantes dans le débat politique.
« L'engagement que je prends, c'est de gagner et d'aller jusqu'au bout. Vous me connaissez mal. Je suis un combattant », a déclaré le ministre.
Selon lui, la présidentielle de 2027 ne devra pas se résumer à un affrontement entre les extrêmes ni à la poursuite de la politique conduite depuis 2017.
Bruno Retailleau veut offrir un autre choix en 2027
Bruno Retailleau affirme vouloir défendre une voie différente. Il rejette ce qu'il qualifie de « choc des ailes radicales » entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Il écarte également toute forme de continuité avec le macronisme.
« J'aime mon pays. Je veux le redresser. Je veux remettre la France à l'endroit. Je vais proposer un choix aux Français. Ce ne sera ni le choc des ailes radicales Mélenchon-Le Pen. Ce ne sera pas non plus la continuité du macronisme », a-t-il expliqué.
Le ministre considère que le scrutin présidentiel constitue un rendez-vous décisif. Il estime que les électeurs devront trancher entre un changement profond et la poursuite de la situation actuelle.
« Il faut bien comprendre que l'élection de 2027 sera l'élection de la dernière chance. Ou ce sera le sursaut, ou ce sera la chute. J'en suis absolument persuadé », a-t-il affirmé.
La dette publique au cœur de son argumentaire
Chaque mois, on emprunte quasiment 30 milliards. C'est plus de deux fois le budget de la justice
Bruno Retailleau a également insisté sur la situation des finances publiques. Il juge que le niveau actuel d'endettement ne permet plus de poursuivre les politiques menées jusqu'à présent.
« On ne peut plus continuer comme on continue aujourd'hui », a-t-il déclaré.
Pour appuyer son propos, il a évoqué le recours mensuel à l'emprunt.
« Chaque mois, on emprunte quasiment 30 milliards. C'est plus de deux fois le budget de la justice », a-t-il affirmé.
Le ministre estime que les réponses avancées par Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ne répondent pas à cette situation.
« Vous croyez que Madame Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon, ce serait crédible ? »
Une critique des extrêmes et du macronisme
Au terme de son intervention, Bruno Retailleau a réaffirmé son intention d'incarner une autre orientation politique.
Selon lui, la France doit éviter à la fois les « solutions démagogiques », qui conduiraient le pays « dans le mur », et une prolongation du macronisme sous d'autres responsables politiques.
« Je pense qu'il faut autre chose que la continuité du macronisme par procuration, avec d'autres visages », a-t-il conclu.
Présidentielle 2027: "L'engagement que je prends c'est de gagner, d'aller jusqu'au bout", déclare Bruno Retailleau, candidat LR pic.twitter.com/goJz8wKvuN
— BFM (@BFMTV) July 15, 2026