Frédéric De Gucht : « Nous allons droit à une nouvelle vague de faillites si nous n’intervenons pas maintenant »
Quatre mois après sa prise de fonction à la présidence, Frédéric De Gucht a opéré un changement de cap : l'Open VLD est devenu Anders, une rupture qui va au-delà d'un simple changement de nom et qui vise à instaurer un libéralisme plus clair et une politique plus accessible. Selon des chiffres récents, plus de 3.000 entreprises belges ont fait faillite au premier trimestre 2026, un record. Pour De Gucht, il ne s'agit pas d'un hasard, mais du début d'une nouvelle vague si aucune mesure n'est prise.
Publié par Peter Backx
Résumé de l'article
- Avec le changement de cap vers « Anders », Frédéric De Gucht entend affirmer un profil plus libéral et simplifier la communication.
- Il associe cette réforme aux chiffres alarmants de GraydonCreditsafe et prévoit une nouvelle hausse des faillites en l’absence d’intervention.
Dans cette première partie de l'entretien, l'accent est mis sur le renouvellement du parti et la réalité politico-économique : des sondages décevants à la hausse des coûts de main-d'œuvre, en passant par les faillites et la crise du secteur de la construction.
21News : Vous avez décidé assez rapidement après votre prise de fonction de transformer l'Open VLD en Anders. Était-ce principalement par conviction ou aussi par impatience ?
Frédéric De Gucht : C’était avant tout une conviction. L’analyse selon laquelle un changement fondamental était nécessaire existait depuis plus de quinze ans. Ce qui manquait, c’était quelqu’un qui oserait prendre l’initiative. Je sentais que le moment était venu.
Nous voulons tourner la page, non seulement en termes de nom, mais aussi de fond et de méthode de travail. « Anders » signifie qu'en tant que libéraux, nous prenons des décisions plus fermes, mais aussi que nous voulons pratiquer la politique autrement.
La pensée classique en termes de majorité contre opposition est souvent paralysante et conduit à une politique réflexe. La politique devrait être plus constructive et faire preuve de plus de courage, même si cela implique parfois d'aller à contre-courant.
Je savais que la tâche que j'allais entreprendre serait longue et complexe.
Un processus à long terme
21News : Selon le sondage réalisé par HLN, VTM Nieuws et Le Soir, Anders chute à 5,6 % et le parti flirte à nouveau avec le seuil électoral. Vous avez déclaré qu’il n’y avait aucune raison de douter. Comment expliquez-vous que le récent changement de nom ne se soit pas encore traduit par un regain de confiance des électeurs ?
Frédéric De Gucht : Il faut un temps d’adaptation pour s’habituer au nouveau nom, bien sûr, mais je ne veux pas m’en servir comme prétexte. Le sondage confirme une tendance qui se dessine depuis un certain temps : nous ne faisons pas partie des partis pour lesquels les gens envisagent de voter, ou du moins pas assez.
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