« Il veut bordéliser, il veut ruiner aussi le pays » : Gabriel Attal étrille Mélenchon sur la dette
Gabriel Attal a violemment attaqué Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV après ses propositions concernant la dette française. Pour l’ancien Premier ministre, refuser de rembourser les créanciers précipiterait la France dans « la plus grave crise » de son histoire et rendrait impossible le financement de son modèle social.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Gabriel Attal étrille Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV après ses propositions sur la dette. Selon l’ancien Premier ministre, refuser de rembourser les créanciers couperait la France des marchés et provoquerait « la plus grave crise » de son histoire.
Gabriel Attal n’a pas mâché ses mots à l’égard de Jean-Luc Mélenchon. Interrogé sur BFMTV sur les propositions du leader de La France insoumise concernant la dette publique, l’ancien Premier ministre a accusé son adversaire de vouloir tout simplement conduire le pays à la ruine.
« On savait déjà que Jean-Luc Mélenchon voulait bordéliser la France. Maintenant, il nous confirme qu’il veut aussi la ruiner », a lancé Gabriel Attal. « C’est quand même délirant ce qu’il raconte. »
En cause : la volonté exprimée par Jean-Luc Mélenchon de remettre en cause le remboursement d’une partie de la dette publique. « Ce qu’il dit, c’est qu’on va dire à nos créanciers : “En fait, on ne rembourse pas.” Je crois qu’il dit qu’on va “foutre au feu” les titres de dette », a résumé Gabriel Attal.
« La plus grave crise que la France a jamais connue »
Pour le président de Renaissance, une telle politique aurait des conséquences immédiates sur la capacité de la France à emprunter.
« Personne ne peut imaginer une seule seconde que c’est possible », a-t-il insisté, prenant à témoin les ménages et entrepreneurs ayant eux-mêmes contracté des crédits.
Gabriel Attal estime surtout qu’une répudiation de la dette fermerait les marchés financiers à la France. Or l’État continue d’emprunter non seulement pour refinancer les titres arrivant à échéance, mais également pour couvrir son déficit annuel.
« Ça nous condamnerait à la plus grave crise que la France a jamais connue. Ça nous condamnerait à ne plus pouvoir nous financer sur les marchés, et donc à ne plus pouvoir financer nos services publics et notre modèle social », a-t-il averti.
La France reste en effet lourdement dépendante de ses créanciers. Avec une dette publique dépassant largement 110 % du PIB et des déficits persistants, toute rupture unilatérale avec les détenteurs de titres français provoquerait vraisemblablement une très forte hausse de la prime de risque et pourrait couper l’État d'une partie de ses sources habituelles de financement.
Attal veut empêcher un duel Mélenchon-Le Pen
L’affrontement dépasse cependant la seule question budgétaire. Gabriel Attal a également raconté avoir été la cible récurrente de Jean-Luc Mélenchon au cours de l’été.
« Il n’a pas arrêté de me pourchasser, entre guillemets, avec des tweets tous les jours pour réagir aux propositions que je fais », a-t-il affirmé. Une attention qu’il attribue à son opposition frontale au projet insoumis et à la perspective de la prochaine présidentielle.
« Moi, je veux éviter aux Français d’avoir à choisir entre La France insoumise et le Rassemblement national au deuxième tour », a déclaré Gabriel Attal.
L’ancien Premier ministre entend ainsi construire une offre politique capable de faire barrage aux deux formations. Il a résumé son projet autour de quatre priorités : « école, salaires, frontières, IA », auxquelles il ajoute la réduction de la dette publique et de la « dette climatique ».
Et face à Jean-Luc Mélenchon, le ton de la précampagne est manifestement déjà donné : « Il veut bordéliser, il veut ruiner aussi le pays. »