Iran : Alexandre Del Valle met en garde contre l’illusion d’une victoire facile
Dans un long podcast consacré à l’Iran, au Hezbollah et à la guerre régionale en cours, le géopolitologue Alexandre Del Valle développe une thèse dérangeante : l’axe iranien a été durement frappé, mais il n’est pas vaincu. Selon lui, ni les bombardements, ni les sanctions, ni le blocus ne suffisent à détruire un système qui repose sur une industrie souterraine, un savoir-faire nucléaire, des réseaux eurasiens et une forte résilience politique.
Publié par A.G.
Résumé de l'article
-Alexandre Del Valle estime que l’Iran a été durement frappé, mais reste loin d’être vaincu.
-Son industrie souterraine, ses ingénieurs, ses drones, ses missiles et l’appui russo-chinois rendent toute victoire rapide illusoire.
-Selon lui, les bombardements peuvent même renforcer l’« effet drapeau » et ressouder une partie des Iraniens autour de la nation, sinon du régime.
-Trump pourrait donc être poussé vers un accord imparfait, au risque de laisser l’Iran affaibli mais toujours dangereux.
-Une guerre totale contre l’Iran supposerait des moyens gigantesques, des centaines de milliers d’hommes, une occupation, une ingénierie politique et le risque d’un chaos régional encore plus grand.
Sommaire
- L’Iran, un adversaire plus coriace que prévu
- Des montagnes, des tunnels et des usines invisibles
- Le rôle décisif de la Chine et de la Russie
- Le blocus américain, plus fragile qu’il n’y paraît
- L’effet drapeau, erreur classique des guerres modernes
- Le Hezbollah, autre survivant de l’axe iranien
- Trump face au piège du temps
Alexandre Del Valle n’est pas un nouveau venu dans le débat géopolitique, ni dans le débat sur l'islamisme en Belgique. Essayiste, spécialiste de l’islamisme, du Moyen-Orient et des rapports de force internationaux, il s’est souvent montré très critique à l’égard du régime iranien et de ses relais régionaux. C’est précisément pour cette raison que son dernier podcast mérite attention. Car son propos ne consiste pas à défendre Téhéran, ni à relativiser la menace que représente la République islamique. Il consiste à poser une question froide : l’Iran peut-il vraiment être mis à genoux par la seule puissance militaire américaine et israélienne ? Beaucoup moins facilement qu’on ne le croit.
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