La France intercepte un pétrolier russe en haute mer et défie Moscou
Nouvelle opération en haute mer contre la flotte pétrolière russe contournant les sanctions, la France muscle son dispositif et s'expose à une riposte de Moscou.
Publié par A JS
Résumé de l'article
La France a intercepté un pétrole lié au commerce russe en Atlantique, suspecté de naviguer sous faux pavillon. Cette opération, menée avec le Royaume-Uni, s'inscrit dans la lutte contre la flotte fantôme contournant les sanctions. Moscou dénonce une action illégale et promet une réponse.
La France a mené une nouvelle interception en Atlantique contre un pétrole soupçonné de participer au commerce énergétique russe sous sanctions. L'opération, conduite à 740 kilomètres à l'ouest de la Bretagne, marque une étape supplémentaire dans la stratégie européenne visant à freiner les revenus pétroliers de Moscou.
Une interception ciblée en eaux internationales
Dimanche, des commandos français sont intervenus depuis des hélicoptères pour arraisonner le Tagor, un navire parti de Mourmansk. Une vidéo diffusée le lendemain montre la manœuvre. Le pétrolier, long de 252 mètres selon "MarineTraffic", naviguait sous pavillon malgache, mais les autorités françaises soupçonnaient une fausse immatriculation.
L'inspection a permis de confirmer ces doutes. La préfecture maritime a indiqué que les documents du navire présentaient des irrégularités. Placé sous escorte militaire, le bâtiment a été dirigé vers un mouillage au large du nord-ouest de la France.
Paris précise avoir agi avec l'appui du Royaume-Uni. Il s'agit du quatrième pétrolier sous sanctions intercepté par la France dans ce cadre.
Une stratégie européenne face à la « flotte fantôme »
Depuis le début de la guerre en Ukraine, la Russie s'appuie sur une flotte de navires anciens pour contourner les restrictions occidentales. Ces bâtiments, souvent enregistrés sous pavillons de complaisance, permettent d'exporter du pétrole et du gaz vers des marchés comme l'Inde ou la Chine, fréquemment à prix réduits.
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