« La France n’a pas une minute à perdre » : Gabriel Attal tacle Édouard Philippe sur son besoin de « décompresser »
La petite phrase d’Édouard Philippe sur le besoin de « décompresser » après une présidentielle continue de poursuivre le candidat Horizons. Après le RN et plusieurs figures de droite, Gabriel Attal s’est à son tour engouffré dans la brèche : s’il est élu, promet-il, « il n’y aura pas de repos ».
Publié par Rédaction
Résumé de l'article
Gabriel Attal répond à Édouard Philippe après ses propos sur le besoin de « décompresser » après une présidentielle : « La France n’a pas une minute à perdre » et « il n’y aura pas de repos ».
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Édouard Philippe aura décidément réussi à fournir à ses concurrents un angle d’attaque presque trop commode. Interrogé vendredi sur les propos du candidat Horizons, qui avait imaginé un président élu en mai mais n’entrant en fonction qu’en septembre afin notamment de pouvoir « se reposer » et « décompresser », Gabriel Attal a pris soin de se placer exactement à l’autre extrémité du spectre.
« Je n’ai pas vu le podcast en question et je ne sais pas si c’est exactement ce qu’il a dit. Mais moi, je considère que la France, elle n’a plus une minute à perdre », a déclaré le candidat Renaissance lors d’un déplacement à l’événement agricole Terre de Jim.
« Il n’y aura pas de repos »
Gabriel Attal a surtout opposé à l’idée avancée par son ancien Premier ministre une promesse d’action immédiate. « Regardez depuis 2024 l’immobilisme dans lequel on est. Et pendant ce temps-là, la Chine, les États-Unis, les autres puissances, ils réforment, ils investissent, ils y vont ! Faut que ça bouge tout de suite ! », a-t-il lancé.
S’il accède à l’Élysée, assure-t-il, le rythme sera donc tout autre : « Dès la première minute, évidemment je serai dans l’action », notamment sur l’économie, l’école et l’agriculture. Et de conclure, sans grand mystère sur le destinataire de la pique : « Il n’y a pas une minute à perdre. Il n’y aura pas de repos et on ira tout de suite. »
Édouard Philippe avait pourtant assorti sa réflexion de nombreuses précautions. Dans le podcast de Pauline Laigneau, il expliquait surtout souhaiter davantage de temps entre l’élection et la prise de fonctions pour consulter les partenaires sociaux et les dirigeants étrangers, constituer une équipe et préparer les premières décisions. Mais il avait également estimé qu’« une semaine » ou « deux semaines » de repos après une campagne présidentielle « hyper usante, hyper fatigante » ne feraient « pas de mal ».
Cette partie de son propos a suffi à déclencher les railleries de ses adversaires. Édouard Philippe dénonce depuis une polémique fabriquée à partir de « phrases tronquées ». En pleine campagne présidentielle, Gabriel Attal vient néanmoins de démontrer une nouvelle fois qu’une maladresse offre rarement à ses concurrents l’envie de restituer tout le contexte.