La reine Mathilde et la princesse Élisabeth victimes de faux contenus pornographiques
Des deepnudes en Belgique ciblent la reine Mathilde, la princesse Élisabeth et plusieurs femmes politiques. Ces faux contenus pornographiques, créés par intelligence artificielle, circulent à leur insu.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Une enquête de De Standaard révèle des montages pornographiques visant la famille royale et des responsables politiques belges. Le Palais réclame leur suppression et Ludivine Dedonder annonce une plainte. Des recherches montrent que ces violences numériques touchent aussi les jeunes, avec des conséquences comparables à celles d’autres abus d’images sexuelles.
La reine Mathilde et la princesse héritière Élisabeth figurent parmi les victimes de montages pornographiques réalisés par intelligence artificielle. Une enquête de De Standaard révèle également des contenus visant Melissa Depraetere et Ludivine Dedonder. Ces publications utilisent leur image sans leur consentement.
Ces « deepnudes » prennent la forme de fausses photographies ou de vidéos à caractère sexuel. Les outils employés fabriquent une nudité ou des scènes qui n’ont jamais existé. Une photographie de campagne électorale ou une vidéo de discours peut suffire à leur création.
L’accès aux images publiques facilite ces détournements. Les auteurs peuvent ensuite diffuser leurs montages sur des sites pornographiques, des réseaux sociaux ou des messageries privées. Les personnes représentées découvrent parfois leur existence longtemps après leur publication.
Deepnudes en Belgique, un retrait parfois difficile
Selon De Standaard, des photographies et de courtes vidéos pornographiques truquées représentent la reine Mathilde et la princesse Élisabeth. Le Palais royal indique avoir contacté les autorités compétentes et les plateformes concernées pour obtenir leur suppression.
Le Palais reconnaît néanmoins qu’il n’est « pas toujours simple d’obtenir rapidement leur retrait ». Cette difficulté prolonge l’exposition des victimes, même lorsqu’elles signalent les contenus.
Melissa Depraetere, vice-ministre-présidente flamande, figure également parmi les personnalités ciblées. Depuis cet été, des images pornographiques truquées la représentant circulaient sur un site particulièrement fréquenté. Celui-ci accueille plusieurs dizaines de millions de visiteurs chaque mois, rapporte le quotidien flamand. Ces contenus ont depuis disparu du site.
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