L’Afrique se lance à son tour dans la course à l’espace
Longtemps spectatrice de la conquête spatiale, l’Afrique accélère brutalement. Près de vingt pays du continent possèdent désormais des satellites en orbite et les dépenses spatiales africaines devraient dépasser 800 millions de dollars cette année. Une nouvelle industrie qui attise aussi les appétits de Pékin, de l’Europe et de la Russie.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Près de vingt pays africains possèdent désormais des satellites et les dépenses spatiales du continent dépassent 800 millions de dollars. Chine, Europe, Japon et Russie se disputent déjà ce nouveau marché.
L’espace n’est plus réservé aux grandes puissances. Près de vingt pays africains disposent désormais de satellites en orbite et plusieurs autres développent leurs premiers programmes spatiaux, rapporte le Financial Times. Une accélération spectaculaire : les États du continent devraient consacrer collectivement plus de 800 millions de dollars à leurs projets spatiaux cette année, soit près du double d’il y a seulement deux ans.
L’Union africaine s’est elle-même dotée l’an dernier d’une Agence spatiale africaine chargée de coordonner les initiatives du continent.
L’objectif est toutefois beaucoup plus terrestre que ne pourrait le laisser penser l’expression de « course à l’espace ». Pour les gouvernements africains, les satellites constituent d’abord un moyen relativement bon marché de pallier le manque chronique de données fiables.
Agriculture, météorologie, ressources minières, gestion de l’eau, incendies, urbanisation ou encore surveillance des conflits : les applications se multiplient.
Pour continuer la lecture, abonnez-vous ou utilisez un crédit.
Déjà abonné(e) ? Se connecter