L’archevêque de Canterbury crée la polémique en décorant un religieux lié à une déclaration en faveur de Ben Laden
L’archevêque de Canterbury crée la polémique en décorant un religieux lié à une déclaration en faveur de Ben Laden.
Publié par J.PE
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Un prix pour la réconciliation interreligieuse remis à un religieux pakistanais, puis une vive polémique : l’Église d’Angleterre a annoncé qu’elle allait réexaminer cette distinction après la réapparition de propos tenus en 2007 au sujet d’Oussama ben Laden. La scène devait symboliser le dialogue entre les religions. Elle est devenue, en quelques heures, une source de controverse.
Le 11 septembre 2026, jour du 25e anniversaire des attentats du 11-Septembre, l’archevêque de Canterbury, Sarah Mullally, a remis à Hafiz Tahir Ashrafi, président du Conseil pakistanais des oulémas, une distinction récompensant son engagement en faveur de la réconciliation et de la coopération interreligieuse. La cérémonie s’est tenue à Lambeth Palace, siège de l’Église d’Angleterre. Mais le choix du récipiendaire a rapidement suscité des interrogations. Des propos attribués à Hafiz Tahir Ashrafi en 2007 ont refait surface. À l’époque, le Conseil pakistanais des oulémas avait décidé d’attribuer à Oussama ben Laden le titre honorifique de « Saifullah », soit « l’épée d’Allah », dans le contexte de la controverse provoquée par l’anoblissement de l’écrivain Salman Rushdie par le Royaume-Uni. Ben Laden était alors le fondateur d’Al-Qaïda et l’un des principaux responsables des attentats du 11 septembre 2001. Il a été tué en 2011 lors d’une opération américaine au Pakistan.
La polémique est en train de monter au sein de la classe politique anglaise ou de personnalités connues. Le fait que son épouse soit totalement couverte lors du rendez-vous suscite aussi beaucoup de questions auprès de certains politiques dont le politicien Nick Timothy.
The Archbishop of Canterbury has given Hafiz Tahir Ashrafi an award for Reconciliation and Interfaith Cooperation.
— Nick Timothy MP (@NJ_Timothy) September 16, 2026
He's the chairman of the Pakistan Ulema Council - a group of Islamic scholars.
The lady next to him is his wife.
But why did the Church grant him this award? 🧵 pic.twitter.com/64SmQxP1EX
Die Erzbischöfin von Canterbury ist eine Blamage für den Westen.@e_dampier über die Verleihung eines Dialogpreises an einen bekannten Radikalen. Die Unterwerfung schreit einen förmlich schon aus dem Bild an. via @StatementIntl
— Birgit Kelle (@Birgit_Kelle) September 17, 2026
https://t.co/v8uxrh1lNU
L’Église fait marche arrière
Face à la polémique, l’Église d’Angleterre a indiqué avoir pris connaissance des commentaires attribués au religieux pakistanais et a annoncé qu’elle allait « réexaminer cette affaire en urgence ».
L’affaire est d’autant plus sensible que la distinction a été remise précisément le 11 septembre, date anniversaire des attentats qui ont fait près de 3 000 morts aux États-Unis en 2001.
La controverse a pris de l’ampleur après que plusieurs médias britanniques ont remis en lumière les déclarations anciennes. Des responsables politiques et des personnalités publiques ont également critiqué le choix de l’Église d’Angleterre.
Une récompense qui pose désormais question
La polémique met ainsi en lumière le délicat équilibre entre dialogue interreligieux et choix des personnalités appelées à l’incarner. D’un côté, l’Église d’Angleterre affirme vouloir reconnaître les initiatives de réconciliation et de coopération entre communautés. De l’autre, la réapparition de déclarations anciennes concernant Oussama ben Laden a conduit l’institution à réexaminer publiquement sa décision.