« L’automobile allemande, c’est fini » : Renaud Girard voit Berlin remplacer ses voitures par les armes
Confrontée à l’offensive technologique et commerciale de la Chine, l’Allemagne aurait compris qu’elle ne retrouverait plus sa domination automobile, estime Renaud Girard. Pour le chroniqueur, Berlin prépare déjà son prochain moteur industriel : la défense.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Selon Renaud Girard, l’Allemagne aurait compris qu’elle ne rattraperait plus la Chine dans l’automobile et préparerait déjà son prochain moteur industriel : la défense. Derrière la formule choc, le réarmement européen et l’essor de Rheinmetall donnent du poids à sa thèse.
Pendant des décennies, quelques noms suffisaient presque à résumer la puissance industrielle allemande : Volkswagen, Mercedes-Benz, BMW, Audi. Mais pour Renaud Girard, ce modèle touche à sa fin.
Invité sur LCI, le chroniqueur du Figaro a livré un diagnostic particulièrement sévère sur l'avenir de la première industrie européenne.
« L'Allemagne a compris que ce pays producteur et exportateur dans le monde entier de voitures, c'était fini », affirme-t-il. Selon lui, le constat fait désormais à Berlin serait brutal : « L'Allemagne est battue par la Chine » et n'aurait « aucune chance de pouvoir rattraper technologiquement la Chine ».
Pour s'en convaincre, Girard invite simplement les Européens à monter dans une voiture du constructeur chinois BYD : « Vous comprendrez extrêmement rapidement. Il suffit d'entrer dans la voiture. »
«L’Allemagne a compris que sa puissance automobile est finie.
— Darius Rochebin (@DariusRochebin) August 9, 2026
Sa nouvelle stratégie de domination est son complexe militaro-industriel, en copiant le maître américain.»
Que l’on soit d’accord ou non avec @renaudgirard, cette analyse qui a suscité les avis contraires ce soir: pic.twitter.com/DmgKiPCwBv
La Chine attaque désormais l'Europe sur son propre marché
La formule est volontairement définitive. La disparition de l'industrie automobile allemande n'est évidemment pas attestée et ses constructeurs restent des géants mondiaux. Mais les difficultés sur lesquelles s'appuie Girard sont, elles, bien réelles.
La pression chinoise s'accélère notamment dans l'électrique. Les marques chinoises ont représenté 14,2 % des ventes de voitures 100 % électriques en Europe occidentale durant les cinq premiers mois de 2026, soit près de cinq points de plus qu'un an auparavant.
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