Le président de la défense des forêts à Macron : « Il faut arrêter de parler »
C’est un échange tendu qu’il y a eu entre Bruno Lafon, qui milite pour la défense des forêts et le Président Emmanuel Macron. La séquence fait le tour des réseaux sociaux en France.
Publié par J.PE
🚨 « Il faut arrêter de parler. On ne vit plus dans le même monde. »
— JustFacts (@LesVraisFacts) July 29, 2026
Bruno Lafon, président de la Défense des forêts aquitaines et maire, a directement interpellé Emmanuel Macron lors de sa visite au SDIS de Bordeaux.
Face aux flammes qui ravagent la Gironde, il a dit tout haut… pic.twitter.com/SIsDQqOpLE
On y voit Bruno Lafon dire au Président : « Il faut arrêter de parler » ou poursuivant un peu plus loin : « Je ne suis pas parisien moi ». La séquence illustre une colère latente contre les autorités coupable selon certains de ne pas avoir anticipé assez tôt les besoins nécessaires notamment en ne renouvelant pas assez tôt des contrats d’achat de Canadair.
Pour Bruno Lafon il est temps de bouger, il signale notamment à Emmanuel Macron : « Ça fait 15 ans que je dis qu'on ne peut plus adapter notre massif tel qu'il était et comme l'ont fait nos grands-parents et nos parents. Aujourd'hui, on a un phénomène nouveau. On a plus de monde, il y a plus d'habitations et le climat a changé. Donc il faut que nous ayons des pares-feux entretenus, plus grands, et quitte à perdre un millier ou deux mille hectares. Mais on le perd. Mais par contre, on sauve le reste. »
Le militant de défense de la forêt s’inquiète aussi du nombre de départ de feu qui sont volontaire en signalant : « Et si on n'y met pas le feu, le pin ne brûle pas. Et quand il brûle, les vieux, ils savaient qu'il fallait organiser ». Il demande aussi une aide pour le financement des travaux à faire : « il va falloir faire des travaux beaucoup plus importants. Mais seul, on n'y arrivera pas, même au niveau régional. Il faut qu'on soit aidé et que l'Europe nous aide. C'est un massif qui produit. C'est l'un des plus gros massifs forestiers qui produit. Il y a une industrie. »
Enfin, il s’adresse avec force au Président dans la séquence : « Il faut arrêter de parler. C'est ce que je vous avais dit, Monsieur Le Président, je vous avais dit, on ne vit pas à côté d'une forêt comme on vivait avant. Ça brûlera partout. Je ne suis pas parisien. »