Lunettes connectées : l’Europe veut freiner les vidéos filmées à l’insu des passants
Les lunettes connectées séduisent un public croissant, mais leurs caméras inquiètent. Des femmes filmées sans leur accord aux écoles d’Oslo, l’Europe commence à réclamer des interdictions.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Les signalements de femmes filmées sans leur accord alimentent la méfiance envers les lunettes connectées. Oslo les interdit désormais dans ses écoles. Plusieurs élus européens réclament une réglementation ferme, tandis que Meta défend sa lumière témoin et ses mécanismes contre les enregistrements clandestins.
Les lunettes connectées rencontrent une opposition croissante en Europe. Plusieurs affaires révèlent leur utilisation pour filmer des personnes sans leur consentement. Des femmes et des enfants figurent parmi les premières personnes concernées.
Ces montures ressemblent souvent à des lunettes classiques. Elles peuvent pourtant intégrer une caméra, des microphones et des haut-parleurs. Certains modèles disposent aussi d’un écran placé devant les yeux.
Meta domine actuellement ce marché grâce à ses partenariats avec Ray-Ban et Oakley. Le groupe présente ces appareils comme des accessoires de mode. Google, Snap et plusieurs fabricants asiatiques développent aussi leurs propres modèles.
Des femmes piégées pour alimenter les réseaux sociaux
En France, l’association e-Enfance dénonce une multiplication des vidéos humiliantes. Depuis le début de 2026, elle a reçu environ vingt signalements par l’intermédiaire du 3018. Ce numéro national français accompagne les enfants, les adolescents et les adultes confrontés aux violences numériques.
Les signalements concernent des femmes filmées sans leur accord. Les auteurs utilisaient principalement des lunettes commercialisées par Meta. Ils cherchaient souvent à provoquer une réaction embarrassante ou déstabilisante.
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