Les marchés ne craignent plus la guerre : le calme trompeur qui inquiète les investisseurs
Malgré un pétrole revenu autour de 90 dollars et un conflit au Moyen-Orient toujours irrésolu, la volatilité s’effondre sur les marchés. Le « baromètre de la peur » de Wall Street est même revenu à son niveau d’avant-guerre. Certains investisseurs redoutent un dangereux excès de confiance.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Le Vix est retombé à son niveau d’avant-guerre malgré un pétrole proche de 90 dollars. Des investisseurs alertent sur la complaisance des marchés.
Il y a quelque chose de paradoxal sur les marchés financiers en cet été 2026. La guerre entre les États-Unis et l’Iran n’est pas réglée, le détroit d’Ormuz reste au cœur des inquiétudes et le baril de pétrole est remonté aux environs de 90 dollars. Pourtant, la peur semble avoir presque disparu de Wall Street.
Le Vix, l’indice mesurant la volatilité attendue des actions américaines et communément surnommé le « baromètre de la peur », est passé cette semaine sous les 15 points. Il retrouve ainsi un niveau qui n’avait plus été observé depuis avant le déclenchement de la guerre américano-iranienne, fin février.
Le contraste est saisissant. Au début du conflit, le Vix avait bondi jusqu'à 30 points. Il avait également connu un nouveau sursaut lors de la violente correction des valeurs mondiales des semi-conducteurs le mois dernier. Depuis, les Bourses sont reparties à la hausse et la volatilité s'est effondrée.
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