L’Iran veut rouvrir Ormuz à ses conditions… tout en continuant de frapper les navires
Un navire lié à la compagnie pétrolière nationale des Émirats a été visé samedi dans le détroit d’Ormuz par une attaque attribuée à l’Iran. Dans le même temps, Téhéran exige la levée des sanctions, le retrait des forces américaines et même des réparations de guerre avant toute réouverture durable de cette voie stratégique.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
L’Iran est accusé d’avoir frappé un navire émirati dans le détroit d’Ormuz, tout en exigeant levée des sanctions, retrait américain et réparations de guerre avant toute réouverture durable.
L’Iran durcit encore son bras de fer avec les États-Unis et les monarchies du Golfe autour du détroit d’Ormuz.
Les Émirats arabes unis ont accusé samedi le Corps des gardiens de la révolution islamique d’avoir visé par missile un navire lié à la compagnie pétrolière nationale d’Abu Dhabi alors qu’il traversait cette voie maritime stratégique.
L’attaque n’aurait fait aucun blessé et la situation aurait rapidement été placée sous contrôle. Mais elle intervient dans un contexte particulièrement explosif : Téhéran et Oman négocient précisément un mécanisme destiné à permettre une reprise progressive de la navigation dans le détroit.
Quatrième attaque contre des navires émiratis cette semaine
La tension est loin d’être nouvelle. La compagnie émiratie Adnoc avait déjà indiqué vendredi que trois de ses navires avaient été frappés par des missiles ou des drones au cours de la semaine. Au total, quinze bâtiments liés à la compagnie auraient été visés depuis le début du conflit, sans compter l’attaque de samedi.
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