Les musées du Cinquantenaire misent sur une coopération renforcée pour accroître son rayonnement
Le Parc du Cinquantenaire veut changer d’échelle grâce à une alliance inédite entre ses grandes institutions.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Autoworld, l’IRPA, les Musées royaux d’Art et d’Histoire et le War Heritage Institute ont signé une déclaration d’intention visant à renforcer leur coopération. L’objectif est d’accroître l’attractivité du Parc du Cinquantenaire grâce à des projets communs, une meilleure coordination et un partage accru des expertises.
Les principales institutions culturelles et scientifiques du Parc du Cinquantenaire à Bruxelles ont décidé de renforcer durablement leurs liens. En signant une déclaration d’intention commune, elles affichent la volonté de faire du site un pôle de référence à l’échelle belge et européenne, en misant sur des projets partagés et une meilleure coordination.
Réunissant Autoworld Museum Brussels, l’Institut royal du Patrimoine artistique (IRPA), les Musées royaux d’Art et d’Histoire (MRAH) ainsi que le War Heritage Institute (Musée de l’Armée), cette initiative marque une nouvelle étape dans le développement du complexe bruxellois.
Ensemble, ces acteurs concentrent un important patrimoine, des compétences reconnues à l’international et une offre culturelle particulièrement diversifiée.
Un potentiel touristique et culturel à renforcer
Chaque année, les quatre institutions accueillent près de 500.000 visiteurs. Les signataires estiment toutefois que le potentiel du Parc du Cinquantenaire demeure largement sous-exploité, tant en matière de fréquentation que de visibilité à l’étranger.
Pour atteindre cet objectif, plusieurs actions communes sont déjà envisagées. Les partenaires souhaitent notamment participer ensemble à certains événements populaires comme les 20 km de Bruxelles ou Museum Night Fever. Des activités organisées à l’occasion d’Halloween figurent également parmi les projets étudiés.
D’autres concepts plus originaux sont à l’examen. Les institutions évoquent notamment la création d’événements nocturnes permettant au public de prolonger son expérience au sein même des musées.
Mutualiser les moyens et les compétences
Au-delà des manifestations destinées aux visiteurs, la coopération portera aussi sur le partage d’expertise scientifique. Les partenaires entendent intensifier leurs échanges dans les domaines de la recherche, de la conservation et de la gestion des collections.
Cette dynamique s’appuiera également sur des initiatives déjà existantes. Les musées du site proposent par exemple un billet commun donnant accès aux trois établissements participants pendant une période de trois mois pour un montant de 30 euros. Les responsables souhaitent développer davantage ce type d'offres.
Afin d’assurer le suivi de cette collaboration, un comité de direction commun sera créé. Des groupes de travail thématiques auront pour mission de concrétiser les différents projets identifiés.
Une coopération sans fusion des identités
Les institutions concernées précisent qu’elles conserveront leur autonomie et leurs spécificités propres. L’objectif consiste à développer des synergies tout en préservant les missions de chacun.
Vanessa Matz, ministre de l'Action et de la Modernisation publiques en charge de la Politique scientifique :
« Je me réjouis de cette collaboration qui verra aussi la création d’un point d’information commun aménagé au sein des Musées Royaux d’Art et d’Histoire. Cette initiative est un atout indéniable pour renforcer la visibilité du site et mieux informer les visiteurs sur les nombreuses activités organisées dans les musées et au parc du Cinquantenaire. »
Theo Francken, ministre de la Défense :
« Je me réjouis vivement d’élargir et de renforcer la collaboration entre le Musée de l’Armée et les autres institutions du Parc du Cinquantenaire à Bruxelles. Cela ne peut que contribuer à accroître leur propre développement, leur rayonnement et leur impact sociétal, scientifique et culturel. »
Guy Verhofstadt, Président d’Autoworld Museum Brussels :
« Le Parc du Cinquantenaire a tous les atouts en main pour devenir un foyer culturel de référence en Europe ‒ à condition que les musées décident d’unir leurs forces et de porter ensemble une ambition claire et commune. »
Conclue pour une durée de trois ans, cette déclaration d’intention doit servir de fondement à une coopération appelée à s’inscrire dans la durée.
Les signataires considèrent cette démarche comme une condition essentielle pour exploiter pleinement les capacités du site et attirer un public toujours plus large.