L’Open VLD n’est plus. Le parti libéral flamand, affaibli par des années de déclin électoral, a officiellement tourné la page en adoptant un nouveau nom : “Anders”. L’annonce, faite par son président Frédéric De Gucht lors de la réception de Nouvel An à Bruxelles, a pris tout le monde de court. Pour le fils de l’ancien commissaire européen Karel De Gucht, il ne s’agit pas d’un simple rebranding, mais d’un pari politique existentiel : celui de prouver que les libéraux flamands peuvent encore incarner autre chose qu’un souvenir flétri du passé. Analyse.
Depuis les élections de 2024, l’ancien Open VLD n’était que l’ombre de lui-même. Avec moins de 9 % des voix, il avait perdu une bonne partie de son électorat au profit de la N-VA et du Vlaams Belang, tandis que le MR de Georges-Louis Bouchez lorgne de plus en plus sur le terrain flamand, évoquant ouvertement et régulièrement la possibilité de listes bleues bilingues.
C’est dans ce contexte de survie politique que Frédéric De Gucht, élu à une majorité écrasante à la tête du parti, a décidé de rompre avec la logique des demi-mesures. “L’Open VLD est mort et enterré”, confiait un cadre lors de la soirée. En choisissant Anders — “autrement” en néerlandais — De Gucht assume la symbolique : le renouveau ne sera crédible que s’il est total, jusque dans le nom et le ton.
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