L’UGent suspend Nathan Cofnas après ses révélations sur le plagiat de Jason Arday : « De Sutter a pris la décision »
Nathan Cofnas, qui avait révélé le plagiat du professeur de Cambridge Jason Arday, a été suspendu par l’Université de Gand. Cette mesure fait suite à une enquête de l’université sur de possibles faits de discrimination, de haine et de racisme. Cofnas s’attend désormais à être licencié.
Publié par Peter Backx
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Résumé de l'article
L’Université de Gand a suspendu Nathan Cofnas après avoir ouvert une enquête à son encontre. Le chercheur, qui avait mis au jour le plagiat de Jason Arday, affirme que la rectrice Petra De Sutter a pris cette décision et s’attend à être licencié. Cette affaire relance le débat sur les responsabilités dans le scandale Arday.
L’affaire Jason Arday continue d’agiter le monde universitaire, même après sa mort. Le professeur de 41 ans de l’Université de Cambridge a été retrouvé mort la semaine dernière à son domicile londonien. Peu auparavant, il avait démissionné après l’apparition de sérieuses interrogations sur des faits de plagiat et sur son parcours universitaire.
La police considère son décès comme inattendu, mais non suspect. Sa famille dénonce quant à elle une campagne de désinformation et d’intimidation menée pendant plusieurs années. Plusieurs universitaires et militants établissent également un lien entre la pression publique exercée sur Arday et sa mort.
À Gand, l’affaire a désormais des conséquences concrètes pour Nathan Cofnas. Le chercheur postdoctoral de l’UGent, à l’origine des révélations sur le plagiat d’Arday, a été suspendu par l’université. « Je viens d’être suspendu par l’Université de Gand. Ils vont presque certainement me licencier », écrit Cofnas sur X. « La décision a été prise par la rectrice Petra De Sutter, ancienne présidente de Groen. »
Cette suspension intervient peu après l’annonce par l’UGent qu’elle prenait « très au sérieux » les récentes déclarations publiques de Cofnas et qu’elle leur donnerait « les suites appropriées ».
Tout a commencé avec 36 passages suspects
Le 21 juillet, Cofnas a publié une analyse détaillée de la thèse de doctorat soutenue par Arday en 2015. Il y comparait des dizaines de passages avec des travaux universitaires publiés antérieurement. Il a ainsi identifié 36 passages correspondant entièrement ou partiellement à une thèse rédigée en 2009 par la chercheuse Paula Zwozdiak-Myers.
Les médias britanniques ont ensuite commencé à examiner plus attentivement le parcours universitaire d’Arday. Les interrogations ont rapidement dépassé la seule question du plagiat. Plusieurs récits étonnants sur lesquels Arday avait bâti sa notoriété ont également été remis en cause.
Arday racontait notamment qu’il n’avait pas pu parler avant l’âge de 11 ans et qu’il n’avait appris à lire et à écrire qu’à 18 ans. Il affirmait aussi avoir couru 30 marathons en 35 jours et récolté plusieurs millions de livres sterling pour des œuvres caritatives. Certaines de ces histoires ont ensuite été rectifiées ou contredites.
Cambridge a finalement ouvert une enquête interne sur ses qualifications universitaires, ses fonctions honorifiques et de possibles manquements à l’intégrité scientifique. Arday a démissionné le même jour. Neuf jours plus tard, il était retrouvé mort.
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