L'Université Lyon 2 sanctionne Julien Théry : l'immunité académique sent ses limites ?
Plus de 200 universitaires dénoncent la sanction infligée à l'historien Julien Théry au nom de la liberté académique. Mais au-delà du cas individuel, cette tribune illustre les réflexes militants qui prennent progressivement le pas sur l'examen des faits.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
La tribune de soutien à Julien Théry relance le débat sur la liberté académique, le militantisme à l'université et les dérives dénoncées par une partie du monde intellectuel.
La sanction prononcée contre l'historien médiéviste Julien Théry continue de susciter de vives réactions dans le monde universitaire. Plus de 200 enseignants-chercheurs ont signé, dans le magazine Regards, une tribune dénonçant une décision qu'ils jugent « inacceptable » et qu'ils considèrent comme une atteinte majeure à la liberté académique.
Au-delà du cas personnel de Julien Théry, ce texte mérite pourtant d'être lu avec attention. Non seulement pour ce qu'il dit, mais aussi pour ce qu'il ne dit presque jamais.
Les faits à l'origine de la procédure
Le 24 juin dernier, la section disciplinaire de l'Université Lumière Lyon 2 a infligé à Julien Théry une suspension de dix-huit mois, assortie d'une privation de traitement.
L'université n'a pas retenu contre lui une qualification d'antisémitisme. Elle lui reproche en revanche des « manquements au devoir de dignité, de mesure et d'exemplarité ainsi qu'une atteinte à l'image et au fonctionnement » de l'établissement.
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