Luxe : la guerre au Moyen-Orient fait vaciller un secteur pourtant réputé invincible
Le secteur du luxe, longtemps perçu comme à l’abri des turbulences économiques, encaisse de plein fouet le choc géopolitique venu du Moyen-Orient. Entre chute du tourisme, perturbations aériennes et recul de la demande dans le Golfe, les premiers résultats trimestriels révèlent une fragilité inattendue.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
— Hermès et Kering déçoivent en Bourse, pénalisés par la chute du tourisme et des ventes dans le Golfe
— Le modèle du luxe, fondé sur les flux internationaux et les clientèles fortunées, montre ses vulnérabilités
— Le conflit fait planer un doute sur la reprise espérée du secteur en 2026
Le luxe n’est plus à l’abri. Longtemps considéré comme un bastion de résilience, porté par une clientèle fortunée et relativement insensible aux cycles économiques, le secteur encaisse aujourd’hui un choc brutal venu du Moyen-Orient. Les résultats trimestriels publiés ces derniers jours par Hermès et Kering en donnent une illustration saisissante : la guerre a interrompu net une dynamique de reprise encore fragile.
À Paris, la sanction boursière a été immédiate. Hermès a décroché de près de 9 %, après avoir plongé de plus de 14 % en séance, tandis que Kering reculait dans des proportions similaires. Un signal clair : les investisseurs prennent désormais au sérieux l’impact géopolitique sur un secteur qu’ils jugeaient jusqu’ici relativement protégé.
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