Menacé de mort, Jamal Ikazban porte plainte - un élu lui-même déjà visé par des procédures pour calomnie
Le chef du groupe PS au Parlement bruxellois, Jamal Ikazban, a déposé plainte après avoir reçu des propos racistes et des menaces de mort.
Publié par A.G.
Résumé de l'article
Menacé de mort et visé par des insultes racistes, Jamal Ikazban a porté plainte et reçu le soutien du PS bruxellois, une démarche qui rappelle que l’élu a lui-même déjà été visé par des plaintes ou annonces de plainte, notamment après des propos dénoncés comme antisémites ainsi que pour diffamation et calomnie.
L’élu socialiste, qui entend répondre « par la justice et le droit », a lui-même été visé par le passé par plusieurs plaintes ou annonces de plainte, notamment après des propos dénoncés comme antisémites, mais aussi pour diffamation et calomnie.
Saisi le procureur du Roi
Jamal Ikazban a annoncé lundi soir avoir saisi le procureur du Roi. « Une plainte a été actée et les services de police ont d’ores et déjà entamé leur travail », a-t-il indiqué sur Facebook, en remerciant les autorités pour leur réaction rapide.
Selon La Capitale, les messages émaneraient notamment d’un internaute résidant en Île-de-France. Les captures d’écran publiées par le député contiennent des insultes racistes et une menace explicite de venir en Belgique pour le tuer. « Face à la haine, je veux répondre par la justice et le droit, et certainement pas par une escalade de haine », a déclaré le socialiste.
Le soutien du PS bruxellois
La fédération bruxelloise du PS lui a apporté son « soutien plein et entier ». Son président, Ahmed Laaouej, dénonce la banalisation de la haine et appelle les services de police et la justice à mener une enquête approfondie, au besoin en collaboration avec les autorités françaises.
Le parti souligne que l’auteur présumé des menaces se montre armé sur les réseaux sociaux. Quels que soient les désaccords politiques ou les controverses entourant un élu, les menaces de mort constituent une limite pénale claire et doivent être traitées comme telles.
Ikazban également visé par des plaintes
Cette affaire intervient toutefois dans un parcours lui-même marqué par plusieurs controverses judiciaires. En 2013, l’expert en terrorisme Claude Moniquet avait annoncé une plainte après avoir été qualifié d’« ordure sioniste » par Jamal Ikazban sur Twitter. Ces propos avaient suscité de vives accusations d’antisémitisme et provoqué un malaise jusque dans les rangs politiques francophones. BRUZZ avait rapporté l’affaire.
En 2021, le syndicaliste pompier Éric Labourdette a également porté plainte contre lui pour diffamation et calomnie. Jamal Ikazban avait alors été entendu comme suspect par la police judiciaire après avoir dénoncé des faits de racisme chez les pompiers bruxellois. Il contestait les accusations et affirmait avoir agi dans le cadre de son mandat parlementaire. Cette procédure avait été relatée par BX1.
Ces antécédents ne diminuent évidemment en rien la gravité des menaces dont le député affirme aujourd’hui être victime. Ils rappellent néanmoins que le recours à la justice, qu’il revendique à présent, s’est déjà exercé à son encontre dans d’autres dossiers.