Molenbeek : une secrétaire médicale doit parler arabe pour se faire engager
Révélée par la DH, une offre d’emploi publiée par une maison médicale privée de Molenbeek exige la maîtrise de l’arabe pour un poste de secrétaire médicale. Une exigence qui interroge sur l’évolution linguistique de certains quartiers bruxellois.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Une maison médicale de Molenbeek exige la maîtrise de l’arabe pour un poste de secrétaire médicale, relançant le débat sur l’évolution linguistique de Bruxelles.
Faut-il parler arabe pour décrocher un emploi de secrétaire médicale à Bruxelles ? La question peut surprendre. Elle est pourtant au cœur d’une polémique née autour d’une offre d’emploi publiée pour une maison médicale privée située à Molenbeek-Saint-Jean. Une candidate de 56 ans affirme avoir été confrontée à une annonce exigeant la maîtrise de l’arabe comme condition indispensable pour exercer cette fonction.
Selon son témoignage, lors du processus de candidature, une question lui demandait si elle parlait arabe. Après avoir répondu par la négative, elle aurait reçu un message indiquant qu’elle ne répondait pas aux critères recherchés.
« C’est le monde à l’envers. Il me semble pourtant que les trois langues nationales sont le français, le néerlandais et l’allemand », a-t-elle réagi.
L’arabe présenté comme un critère indispensable
L’annonce mentionnait explicitement parmi les critères indispensables la maîtrise de « l’arabe oral afin de communiquer aisément avec les patients ».
Le français était également requis, tandis que l’anglais apparaissait comme un atout facultatif. Le néerlandais, pourtant langue officielle de Bruxelles, n’était pas mentionné parmi les exigences de l’offre.
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