Monaco sort de la liste grise du GAFI après deux ans de réformes
Monaco sort de la liste grise du GAFI après deux années de réformes contre le blanchiment. Le gouvernement de Christophe Mirmand annonce la poursuite des efforts, sous l’impulsion du prince Albert II.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Sanctions renforcées, coopération internationale accrue, moyens supplémentaires pour l’AMSF et la justice ont accompagné le retrait de Monaco de la surveillance renforcée du GAFI. La Principauté poursuit trois chantiers, dont une nouvelle évaluation nationale des risques, pour consolider ses acquis et préparer son prochain examen par MONEYVAL.
Le Groupe d’action financière (GAFI) a décidé, vendredi 30 octobre, de retirer Monaco de sa liste grise. Cette décision intervient lors de sa plénière parisienne, réunie du 28 au 30 octobre 2026. Une délégation monégasque participait aux travaux.
La Principauté faisait l’objet d’une surveillance renforcée depuis 2024. Celle-ci concernait la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. Le dispositif monégasque comprend également la lutte contre la corruption.
Pour décider cette sortie, le GAFI a examiné les rapports de progrès présentés par Monaco. Ses représentants ont aussi effectué une visite sur place en septembre. Dès juin 2026, l’organisme avait considéré, à titre préliminaire, que Monaco avait largement achevé son plan d’action.
Les réformes derrière la sortie de liste grise
Les réformes ont notamment porté sur une meilleure compréhension des risques de blanchiment. Elles concernent aussi les risques liés aux fraudes fiscales commises à l’étranger. Ce travail constitue l’un des six domaines de progrès présentés par les autorités monégasques.
La coopération internationale a également progressé, selon le gouvernement princier. Monaco a accru ses demandes d’entraide aux autorités étrangères pour identifier et saisir des avoirs d’origine criminelle. La Principauté a aussi renforcé la priorité accordée aux demandes d’entraide pénale reçues de l’étranger.
Les autorités annoncent des sanctions nettement renforcées contre les professionnels qui manquent à leurs obligations antiblanchiment. Ce durcissement concerne aussi les manquements aux obligations de transparence sur les bénéficiaires effectifs. Ces derniers sont les véritables propriétaires des sociétés.
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