Note sur les États-Unis : l’ambassadeur Bill White défend une alliance « inébranlable » avec la Belgique
Après la révélation d’une note interne critique envers l’administration Trump, l’ambassadeur américain en Belgique affirme que ce document n’a jamais représenté la position officielle du gouvernement belge. Il met en avant près de 100 milliards de dollars de projets envisagés entre les deux pays.
Publié par A.G.
Résumé de l'article
L’ambassadeur Bill White affirme que la note critique sur les États-Unis ne reflète pas la position de la Belgique et met en avant près de 100 milliards de dollars de projets entre les deux pays.
La note des Affaires étrangères belges révélée par le Financial Times n’a pas tardé à faire réagir l’ambassade des États-Unis. Dans un communiqué transmis jeudi, l’ambassadeur Bill White conteste toute lecture du document comme l’expression de la politique belge envers Washington.
Rédigée le 27 octobre 2025, la note estimait que les États-Unis n’étaient « plus l’allié qu’ils étaient par le passé ». Elle recommandait à la Belgique de maintenir le dialogue avec l’administration Trump tout en diversifiant ses partenariats et ses contacts aux États-Unis.
« Jamais validé, endossé, approuvé ou adopté »
Bill White s’appuie sur les explications reçues des autorités belges. Selon lui, le cabinet du Premier ministre a pris ses distances avec ce texte, préparé par des responsables « de niveau opérationnel ». Le projet, insiste-t-il, n’a « jamais été validé, endossé, approuvé ou adopté ».
PRESS RELEASE: Statement from U.S. Ambassador to Belgium Bill White on Discredited Document
— U.S. Ambassador to Belgium Bill White (@USAmbToBelgium) September 24, 2026
The Belgian Prime Minister’s Office has discredited the internal Belgian government document leaked today . Belgian authorities have told us this document was prepared by working-level… pic.twitter.com/vS4nxvaKtz
« Toute caractérisation de ce document comme représentant les vues de la Belgique sur les États-Unis est manifestement fausse », déclare l’ambassadeur. Le cabinet du ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot avait lui aussi précisé que la note ne reflétait pas la position du gouvernement, tout en rappelant que la relation transatlantique évoluait.
Des projets dans l’énergie, la défense et la sécurité
Pour Bill White, la réponse à cette fuite se trouve dans les dossiers sur lesquels travaillent actuellement les deux pays. L’ambassadeur évoque des investissements américains potentiels dans l’énergie nucléaire et les exportations de gaz naturel liquéfié, ainsi que des accords de coproduction dans la défense. Il cite aussi le renforcement de la coopération contre le trafic de drogue et les démarches visant à ouvrir aux Belges le programme américain Global Entry, destiné à accélérer les contrôles à l’arrivée aux États-Unis.
Washington poursuit également son projet de nouveau complexe diplomatique à Bruxelles. L’ambassadeur mentionne, enfin, de nouveaux accords commerciaux en préparation. Selon son estimation, l’ensemble de ces initiatives représente « près de 100 milliards de dollars en projets » entre les deux pays. Il s’agit de projets et d’accords envisagés, et non d’investissements déjà réalisés.
« Près de deux siècles » de relations diplomatiques
Le communiqué paraît à la veille du 25 septembre, date à laquelle l’ambassadeur situe le 194e anniversaire des relations diplomatiques entre la Belgique et les États-Unis. Bill White annonce aussi la venue, le 2 octobre, de trois vétérans américains centenaires de la Seconde Guerre mondiale au cimetière américain d’Henri-Chapelle.
« Voilà à quoi ressemble en pratique la relation États-Unis-Belgique », conclut-il. À ses yeux, la divulgation de la note ne change pas la trajectoire d’une alliance qu’il qualifie d’« inébranlable et durable ».