Paul Magnette sermonne la Première Ministre danoise pour sa politique migratoire ferme et continue de soutenir Pedro Sanchez
Paul Magnette n'apprécie pas les positions migratoires de la gauche danoise qui multiplie les approches de fermeté avec Giorgia Meloni. Dans un courrier adressé, à la Première Ministre danoise et révélé par La Libre, il exprime son malaise à ce sujet.
Publié par J.PE
Giorgia Meloni et Mette Frederiksen veulent donner un nouvel élan à la ligne dure sur l’immigration en Europe. Les Premières ministres italienne et danoise avaient publié il y a quelques jours une déclaration commune dans laquelle elles réaffirment leur opposition à ce qu’elles qualifient d’« immigration incontrôlée ».
« Personne ne peut nier les effets négatifs de l’immigration clandestine sur nos sociétés : hausse de la criminalité, pression croissante sur les services publics et érosion de la confiance des citoyens. La situation est particulièrement grave lorsque des migrants en situation irrégulière, qui n’ont pas le droit de rester dans nos pays, commettent des actes de violence, se livrent au trafic de drogue ou sont responsables de violences sexuelles », pouvait-on lire notamment dans leur déclaration commune.
Dans un courrier envoyé à la société danoise et dont nos confrères de La Libre font écho aujourd’hui, le président du PS écrit notamment : « "Je dois t'avouer avoir été profondément interpellé par le choix de faire cause commune avec Giorgia Meloni contre un gouvernement socialiste comme celui de Pedro Sánchez".
Paul Magnette continue aussi en signalant : « "lorsqu'un des rares gouvernements progressistes d'Europe est pris pour cible par la droite et l'extrême droite, notre premier réflexe devrait être la solidarité".
Pedro Sanchez est fortement isolé en Espagne pour les problèmes de corruption qui touche son épouse et par la gestion de la crise migratoire à Ceuta. Les prochaines élections dans les prochains mois s’annoncent très difficile pour la gauche espagnole.
Au niveau européen, la crise migratoire l’a aussi profondément affaibli. 22 pays européens dont la Belgique avaient un courrier après la crise de Ceuta pour demander plus de contrôle des frontières. Dans cette lettre ouverte publiée, il y moins de trois semaines, les pays européens rappelaient : « Nous ne pouvons permettre que des franchissements massifs et incontrôlés, l'instrumentalisation des migrations ou d'autres menaces hybrides donnent le sentiment qu'il est possible d'entrer illégalement dans l'Union européenne. Et qu'une entrée illégale puisse ensuite se transformer en séjour légal « . Reste à voir maintenant si la Première Ministre danoise va réagir aux courriers de Paul Magnette sachant que la gauche danoise et la gauche francophone belge partagent des positions migratoires très différentes.