Meloni et Frederiksen affichent leur front commun contre l’immigration irrégulière
Giorgia Meloni et Mette Frederiksen réaffirment leur opposition à l’« immigration incontrôlée » et appellent à renforcer les contrôles aux frontières, les retours et les centres situés dans des pays tiers.
Publié par J.PE
Résumé de l'article
Giorgia Meloni et Mette Frederiksen veulent donner un nouvel élan à une ligne dure sur l’immigration en Europe. Elles défendent le renforcement des contrôles aux frontières et des retours, ainsi que la création de centres de retour dans des pays tiers.
Giorgia Meloni et Mette Frederiksen veulent donner un nouvel élan à la ligne dure sur l’immigration en Europe. Les Premières ministres italienne et danoise ont publié lundi une déclaration commune dans laquelle elles réaffirment leur opposition à ce qu’elles qualifient d’« immigration incontrôlée ».
Les deux dirigeantes estiment que la question migratoire doit rester une priorité pour l’Union européenne et appellent à renforcer les politiques de contrôle des frontières et de retour des personnes qui n’ont pas le droit de séjourner sur le territoire européen.
« Personne ne peut nier les effets négatifs de l’immigration clandestine sur nos sociétés : hausse de la criminalité, pression croissante sur les services publics et érosion de la confiance des citoyens. La situation est particulièrement grave lorsque des migrants en situation irrégulière, qui n’ont pas le droit de rester dans nos pays, commettent des actes de violence, se livrent au trafic de drogue ou sont responsables de violences sexuelles », peut-on lire dans leur déclaration.
Des centres de retour dans des pays tiers
L’une des principales propositions avancées par les deux Premières ministres concerne la création de centres de retour en dehors du territoire de l’Union européenne.
L’objectif serait de disposer de structures permettant d’organiser le retour de personnes n’ayant pas obtenu le droit de rester en Europe. Rome expérimente déjà ce type de dispositif en Albanie, une initiative qui suscite depuis plusieurs mois de nombreux débats politiques et juridiques. Pour Meloni et Frederiksen, les mécanismes actuellement en place ne seraient toutefois pas suffisants. Elles souhaitent donc explorer davantage de solutions permettant aux États européens de mettre en œuvre les décisions d’éloignement.
Une initiative soutenue par plusieurs États européens
L’Italie et le Danemark cherchent également à élargir ce front politique au niveau européen. Les deux pays ont récemment pris la tête d’une lettre ouverte adressée aux institutions européennes, signée au total par 22 États membres, appelant à une action coordonnée pour lutter contre l’immigration clandestine.
Cette volonté intervient alors que la politique migratoire européenne continue de diviser les États membres. Certains gouvernements réclament une application plus stricte des règles de retour, tandis que d’autres insistent davantage sur les obligations humanitaires et le respect du droit d’asile.
Meloni et Frederiksen mettent aussi en avant les valeurs européennes
Au-delà des questions de contrôle des frontières, la déclaration commune insiste sur la nécessité de défendre les valeurs que les deux dirigeantes associent à l’identité européenne.
Meloni et Frederiksen soulignent notamment l’importance de faire respecter les lois européennes et nationales, y compris par les ressortissants étrangers vivant légalement dans les pays de l’Union. Les deux Premières ministres présentent ainsi leur démarche comme un enjeu dépassant la seule question des migrations. Elles souhaitent inscrire leur politique dans une réflexion plus large sur la sécurité, l’intégration, le respect des lois et l’identité culturelle de l’Europe.