Présidentielle 2027 : Édouard Philippe ferme sur TF1 la porte à la primaire et pense "qu'elle n'aura pas lieu".
Edouard Philippe ferme la porte à la primaire ce soir sur TF1. Alors que de plus en plus de voix à droite et au centre demandent de réaliser une primaire, l'ancien Premier Ministre pense qu'elle n'aura pas lieu. Les partisans de la primaire estiment que c'était pourtant la meilleure chance d'éviter un second tour Le Pen-Mélenchon.
Publié par J.PE
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C’est désormais officiel : Édouard Philippe ne participera pas à la primaire de la droite et du centre. Invité ce dimanche soir du journal de 20 heures de TF1, face à Anne-Claire Coudray, l’ancien Premier ministre a confirmé qu’il ne souhaitait pas prendre part au processus de sélection proposé notamment par Gabriel Attal.
La réponse est claire. Alors que les appels se multiplient depuis plusieurs jours en faveur d’une primaire destinée à désigner un candidat commun du centre et de la droite pour l’élection présidentielle de 2027, Édouard Philippe a décidé de maintenir sa position : il n'y participera pas. Il a déclaré : ""Je ne crois pas que cette primaire aura lieu. Ce serait une primaire de la division et de la confusion avec des gens qui ne sont pas d'accord et ne veulent pas travailler ensemble !"
Cette prise de position constitue un nouveau revers pour les partisans d'une candidature unique, qui espéraient réunir les principales formations politiques de cet espace autour d'un même processus.
"La primaire n'aura pas lieu" assure Edouard Philippe qui (re-re-re-re) dit non à Gabriel Attal. https://t.co/oyfc2HTgF1 pic.twitter.com/JnY04jcdX1
— Paul Larrouturou (@PaulLarrouturou) November 1, 2026
Une primaire qui rassemble de plus en plus de soutiens
Depuis mercredi et l'appel à une « grande primaire des démocrates » lancé sur TF1, les déclarations favorables à cette initiative se sont multipliées.
Samedi, Aurore Bergé a notamment plaidé pour un accord avant la fin de l'année autour d'une primaire élargie à Renaissance, Horizons, au MoDem, à l'UDI, au Parti radical, aux Républicains et à Nouvelle Énergie, le parti de David Lisnard.
François Bayrou, Hervé Morin et David Lisnard soutiennent également cette perspective.
Vendredi, Michel Barnier, proche de Bruno Retailleau, s'était lui aussi prononcé en faveur d'une primaire. Du côté des Républicains, plusieurs responsables se montrent désormais ouverts à cette option, à condition que les candidats de gauche en soient exclus.
Édouard Philippe entend garder les mains libres
En refusant de participer à cette primaire, Édouard Philippe confirme sa volonté de conserver une totale liberté dans sa stratégie présidentielle.
Il demeure toutefois devancé par Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon dans plusieurs scénarios de premier tour. Des résultats à interpréter avec prudence, à ce stade encore éloigné du scrutin.
Reste désormais à savoir comment les promoteurs de cette primaire entendent poursuivre leur projet sans celui qui apparaît comme l'un des principaux prétendants à l'Élysée dans le camp central.
Une chose est certaine : le rassemblement voulu par beaucoup à droite et au centre devra désormais composer avec le refus d'Édouard Philippe. Et la perspective d'une candidature commune de la droite et du centre apparaît un peu plus incertaine.