Bricmont (Ecolo) : « C’est difficile d’avoir de la visibilité médiatique aussi parce que les derniers résultats électoraux n’étaient pas bons. »
Saskia Bricmont espère une remontée des écolos malgré le fait que cela soit difficile d'avoir une visibilité médiatique importante. Elle se réjouit des mobilisations actuelles de la jeunesse.
Publié par J.PE
La députée européenne Ecolo Saskia Bricmont était l’invitée de Sudinfo ce dimanche. L’occasion pour elle de rappeler que le parti vert n’est toujours pas très favorable au nucléaire. Ainsi, elle signale : « La question est de savoir où la Belgique, qui cherche 10 milliards d’euros pour boucler le budget, va trouver de l’argent pour nationaliser le nucléaire. Un gouvernement de droite qui veut nationaliser une entreprise qui n’est pas rentable, c’est d’ailleurs étonnant. D’autant qu’il va falloir s’occuper du démantèlement de certains réacteurs et du stockage des déchets, pour lequel nous n’avons toujours aucune solution éthique de long terme. Quand on sait que les énergies les plus sûres et les moins chères sont aujourd’hui les énergies renouvelables, ralentir les investissements dans l’éolien offshore et miser sur le nucléaire comme le fait le gouvernement, je pense que c’est du dogmatisme. »
La députée européenne regrette aussi que son parti soit fortement affaibli : « Tout a été fait par nos adversaires politiques pour donner le sentiment qu’il n’y a pas de politique de transition à mener. Depuis qu’on a été affaiblis politiquement, il n’y a plus d’agenda climatique. C’est vraiment inquiétant. On voit que quand Ecolo n’est pas dans les gouvernements, les politiques environnementales et climatiques retombent comme un soufflé. »
Enfin, la députée européenne pense percevoir une nouvelle dynamique au sein du parti : « Oui, il y a une nouvelle dynamique interne. Bien sûr, cela prend du temps. Ils doivent se faire connaître et porter nos propositions. C’est difficile d’avoir de la visibilité médiatique dans le contexte que l’on connaît, aussi parce que les derniers résultats électoraux n’étaient pas bons. On entend très peu de critiques de la gestion de la crise climatique par les autorités européennes ou l’Arizona. C’est interpellant parce que jamais personne n’aurait laissé passer ça pour une pandémie ou des attentats. J’espère qu’on va pouvoir établir un équilibre. J’ai confiance dans les coprésidents pour mener le projet Ecolo, avec nos représentants dans les différentes assemblées, et avec la société civile et la génération Z. Je suis gonflée d’espoir et de perspectives quand je vois la mobilisation des jeunes. Ils revendiquent ce que porte Ecolo dans les assemblées. »