PSG : une maire piégée avec un maillot Rédoine Faïd, la polémique enfle
La séquence fait grand bruit depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux. Karine Okonski, maire de Bouffémont et policière de profession, a été filmée en train d'enfiler un maillot du PSG floqué au nom du braqueur multirécidiviste Rédoine Faïd. L'élue assure avoir été victime d'un piège et dénonce une mise en scène « abjecte ».
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Filmée avec un maillot du PSG floqué au nom de Rédoine Faïd, la maire de Bouffémont assure avoir été piégée et dénonce une mise en scène « abjecte ».
Les célébrations de la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des champions continuent de produire leur lot de polémiques.
Cette fois, c'est une vidéo tournée à Bouffémont, dans le Val-d'Oise, qui alimente les débats. On y voit la maire de la commune, Karine Okonski, enfiler un maillot du PSG sous les encouragements d'un groupe de jeunes. Le problème apparaît lorsque l'élue se retourne : le maillot porte le nom de Rédoine Faïd, figure du grand banditisme français condamnée à de multiples reprises et actuellement détenue.
Rapidement relayées sur les réseaux sociaux, les images ont suscité l'incompréhension et parfois l'indignation.
La maire assure pourtant qu'elle ignorait totalement ce qui figurait au dos du maillot. Selon son récit, elle s'était rendue avec son équipe dans certains secteurs de la commune afin de maintenir le dialogue avec les jeunes présents dans les rues à l'occasion des festivités. Des personnes qu'elle ne connaissait pas lui auraient alors demandé d'enfiler le maillot.
« Dans l'euphorie collective, personne ne l'a remarqué », a-t-elle expliqué, affirmant que ni elle, ni ses collaborateurs, ni les personnes présentes n'avaient prêté attention au flocage.
La polémique a pris une dimension particulière en raison du parcours professionnel de l'élue. Policière de métier, Karine Okonski a réagi avec colère en découvrant le contenu des images. « Je trouve ça absolument abject de m'avoir fait porter le maillot du tueur de ma collègue. Jamais je ne soutiendrai cette ordure », a-t-elle déclaré.
Elle faisait référence à l'affaire qui a coûté la vie à la policière municipale Aurélie Fouquet lors d'un braquage organisé par Rédoine Faïd en 2010.
Au-delà de la controverse locale, l'épisode illustre aussi un phénomène plus large : la persistance, dans certains milieux, d'une forme de fascination pour certaines figures du grand banditisme. Une fascination régulièrement dénoncée par les syndicats de police et les proches des victimes, qui y voient une banalisation préoccupante de parcours criminels pourtant marqués par la violence et le sang.
Pour Karine Okonski, l'affaire relève avant tout d'une manipulation délibérée. Une mauvaise plaisanterie dont elle assure avoir été la première victime.