Saskia Bricmont exporte maintenant son procès de la police belge au Parlement européen
Après les manifestations contre les réformes de l’enseignement, les épisodes de tensions et de violences à Bruxelles, l’eurodéputée écologiste Saskia Bricmont a choisi de dénoncer devant le Parlement européen un prétendu « déferlement de violences policières sans précédent ». Une nouvelle illustration de la dérive militante d’Écolo.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Saskia Bricmont a dénoncé au Parlement européen un prétendu « déferlement de violences policières » à Bruxelles. Une sortie qui relance le débat sur la dérive idéologique d’Écolo.
À écouter certains responsables d’Écolo, la Belgique serait devenue le théâtre d’une répression policière digne des régimes autoritaires. La dernière illustration en date est venue de l’eurodéputée Saskia Bricmont, qui a profité d’une intervention au Parlement européen pour dénoncer ce qu’elle qualifie de « déferlement de violences policières sans précédent » lors des manifestations contre les réformes de l’enseignement organisées à Bruxelles au début du mois de juin.
Une prise de parole qui surprend à plus d’un titre. D’abord parce qu’elle intervient sur la scène européenne alors qu’il s’agit d’événements déjà largement débattus en Belgique. Ensuite parce qu’elle s’inscrit dans une tendance désormais récurrente au sein d’Écolo : faire systématiquement de la police, de l’autorité publique ou de l’État les principaux responsables des tensions sociales, même lorsque les faits apparaissent bien plus nuancés.
Un parti écologiste… vraiment ?
La question mérite d’être posée. À mesure que les années passent, l’écologie semble occuper une place de plus en plus marginale dans le discours de certaines figures écologistes. Les prises de position sur le climat, la biodiversité ou la transition énergétique cèdent progressivement la place à une succession de combats sociétaux, identitaires ou militants.
Entre les débats sur Gaza, les campagnes en faveur de la régularisation des sans-papiers, les mobilisations antifascistes, les questions de genre ou les accusations récurrentes contre les forces de l’ordre, le citoyen peut légitimement se demander ce qu’il reste aujourd’hui du projet écologiste originel.
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