« On doit entretenir et cultiver notre haine » : le discours glaçant du philosophe Norman Ajari
Philosophe, auteur et enseignant universitaire, Norman Ajari a livré lors d’un récent livestream une étonnante profession de foi politique. Appel à cultiver la haine, rejet de l’argumentation, défense de slogans anti-police et invitation à cracher sur le matériel d’un journaliste.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Le philosophe Norman Ajari crée la polémique après avoir appelé à cultiver la « haine » et la « détestation » des « fachos ».
Sommaire
Que l'on combatte une idéologie est une chose. Que l'on revendique explicitement la haine comme principe politique en est une autre.
C'est pourtant ce qu'a fait le philosophe et universitaire Norman Ajari lors d'un récent livestream consacré notamment à un morceau du rappeur Soli. Au fil d'une intervention de plusieurs minutes, l'enseignant ne se contente pas de défendre un discours antifasciste militant. Il appelle à réhabiliter la haine, à entretenir la détestation de l'adversaire et à renoncer à toute tentative d'explication ou de persuasion.
« Vous voyez Jordan Florentin là dans la rue, juste vous lui cr*chez à la ... vous lui cr*chez sur sa caméra et voilà, c'est tout. »
— TwitchGauchiste (@TwitchGauchiste) June 16, 2026
« On doit entretenir notre h*ine, on doit entretenir notre détestation... »
« On ne leur doit pas de leur expliquer pourquoi nous les… pic.twitter.com/SPHw3auMqK
Le contraste est saisissant. Car ces propos ne sont pas ceux d'un militant anonyme lancé dans une diatribe improvisée. Ils sont tenus par un homme régulièrement présenté comme philosophe, auteur d'essais et enseignant dans l'enseignement supérieur.
Une nostalgie assumée des slogans « anti-flics »
Interrogé sur un morceau du rappeur Soli, Norman Ajari explique l'avoir particulièrement apprécié. Selon lui, il faudrait renouer avec une tradition militante plus frontale, faite de morceaux « anti-fachos et anti-flics », semblables à ceux qui existaient selon lui dans les années 1990 et 2000.
Il cite même avec approbation des paroles évoquant le fait de préférer rouler « avec un cadavre de flic sous la roue », estimant que ce type de discours avait sa place dans la culture politique qu'il appelle de ses vœux.
Cette référence n'est pas anodine. Elle s'inscrit dans un discours plus large où l'universitaire ne défend pas simplement une opposition politique à certaines idées ou à certaines institutions. Il revendique une logique d'affrontement fondée sur l'hostilité assumée et le rejet de toute démarche de conviction.
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