RDC : Tshisekedi promet le dialogue, mais dissout le parti de Kabila sur fond d'accusations de répression
En République démocratique du Congo, le président Félix Tshisekedi affiche sa volonté d'ouvrir un dialogue national, tandis que la justice vient de dissoudre le parti de son prédécesseur Joseph Kabila. Arrestations secrètes, opposants détenus et guerre dans l'Est : le pouvoir congolais traverse une crise politique et sécuritaire majeure.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
RDC : Félix Tshisekedi promet un dialogue national, mais la justice dissout le parti de Joseph Kabila. Arrestations secrètes, répression et tensions à Bruxelles.
Sommaire
- Le parti de Joseph Kabila dissous par la justice
- Des opposants arrêtés et détenus dans des hôtels
- Human Rights Watch documente des disparitions forcées
- Un dialogue national sous haute tension
- À Bruxelles, les opposants congolais n'ont pas rencontré Maxime Prévot
- Washington et les Européens face au risque d'embrasement
En République démocratique du Congo, le dialogue national promis par le président Félix Tshisekedi s'ouvre dans un climat de tensions extrêmes. Vendredi 30 octobre, le Conseil d'État a prononcé la dissolution du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), formation de l'ancien président Joseph Kabila. Une décision qui intervient alors que les accusations d'arrestations arbitraires et de répression politique se multiplient contre les autorités de Kinshasa.
Le paradoxe est saisissant : tandis que Félix Tshisekedi appelle ses adversaires à participer à un dialogue national, plusieurs personnalités de l'opposition demeurent incarcérées et son prédécesseur a officiellement pris la tête d'un mouvement politico-militaire visant à renverser le pouvoir.
Le parti de Joseph Kabila dissous par la justice
La décision du Conseil d'État, rendue le 30 octobre à la demande du ministère de l'Intérieur, marque une nouvelle étape dans l'affrontement entre les deux anciens alliés devenus adversaires.
La haute juridiction administrative a justifié la dissolution du PPRD par l'implication de certains de ses cadres dans une entreprise insurrectionnelle et par les liens établis avec la rébellion AFC/M23, soutenue par le Rwanda.
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