Retour du service militaire : est-ce bien raisonnable ? (Analyse)
Publié par Nicolas de Pape
• Mis à jour le
Le ministre de la Défense, Theo Francken, a confirmé l’envoi d’une lettre aux jeunes Belges dès 17 ans pour les inciter à rejoindre un service militaire volontaire. Promesse du ministre N-VA : ils vont « apprendre plein de choses » et toucher des salaires compétitifs.
En France, Emmanuel Macron suit la même voie. Après l’échec du Service national universel, il revient à la charge avec une formule proche.
Chez 21News, nous avons récemment réalisé un tour d’Europe : difficile de faire plus contrasté. Certains pays n’ont jamais supprimé la conscription. D’autres l’ont abolie. Quelques-uns la rétablissent. Certains hésitent encore. Et partout, les formats varient : obligatoire ou volontaire, trois mois ou plus d’un an. Aucun service militaire. Le patchwork est total.
Rien de tout cela n’est anodin. Les pays qui relancent un service militaire – volontaire ou obligatoire – veulent rallumer une fibre patriotique chez les jeunes, au nom d’une menace nouvelle. La Russie en fait-elle partie ? Oui et non. La menace existe : l’arsenal nucléaire russe suffit à le rappeler. Mais l’idée des chars russes sur la Grand-Place ou sur les Champs-Élysées reste, pour l’instant, un fantasme. Moscou le répète : attaquer un membre de l’OTAN serait suicidaire. Et depuis trois ans, la Russie n’a occupé qu’un quart du territoire ukrainien. Le danger est réel, mais la panique est mauvaise conseillère.
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