Invitée par l'ULB, Nora Bussigny a détaillé son enquête sur les infiltrations étrangères qui gangrènent nos universités
Pressions, sécurité renforcée, salle comble. À l’Université libre de Bruxelles, un colloque consacré à l’entrisme militant dans les campus occidentaux organisé le 27 février dernier a donné lieu à un débat particulièrement dense sur les réseaux d’influence qui structurent certaines mobilisations étudiantes depuis les occupations pro-palestiniennes de 2024.
Publié par Nicolas de Pape
• Mis à jour le
Résumé de l'article
L'ULB a accueilli, finalement sans troubles majeurs, l'essayiste Nora Bussigny, pour ses travaux sur le thème des "Ingérences étrangères sur les campus et radicalisation des étudiants ».
C'est le troisième d'une série organisée par le chercheur de l'ULB Eric Muraille dans le cadre du cycle "Sciences et Société".
Organisée par le chercheur de l’ULB Éric Muraille et animée par la journaliste d’investigation Nora Bussigny (Les Nouveaux Antisémites - Enquête d’une infiltrée dans les rangs de l’ultragauche, Albin Michel, 2025). La conférence a tenté de documenter un phénomène que ses intervenants décrivent comme une structuration militante transnationale mêlant activisme radical, stratégie numérique et convergence idéologique.
Il régnait une atmosphère inhabituelle dans l’auditoire Madeleine De Genst de l’Université libre de Bruxelles (Campus Erasme) le 27 février dernier. La conférence commence avec vingt minutes de retard. La sécurité a été renforcée. « Vous avez vu le dispositif », lance Eric Muraille, immunologiste et chercheur à l’ULB, en ouvrant la séance. « Nous avons subi beaucoup de pression. Ce n’est pas normal dans une université. »
Éric Muraille est l’organisateur de cette troisième conférence du cycle Sciences et société. Intitulé « Ingérences étrangères sur les campus et radicalisation des étudiants », l’objectif du colloque est d’examiner les mouvements d’occupation des universités occidentales apparus après le progrome du 7 octobre 2023 en Israël et d’interroger l’hypothèse d’un entrisme militant organisé.
« Notre conférence ne porte pas sur le conflit israélo-palestinien lui-même », insiste-t-il. « Nous voulons documenter la présence d’organisations militantes dans les occupations universitaires et leurs conséquences pour les étudiants. » Nora Bussigny précisera que, bien qu'accusée d'être une fieffée sioniste, elle "n’a jamais mis les pieds" en Israël et qu’elle n’est pas une spécialiste du conflit.
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