Rudi Garcia se livre dans un grand entretien : « Je pense que je serais bien resté »
Rudi Garcia serait bien resté à la tête des Diables rouges. C'est ce qu'il confie à différents médias. Après un excellent mondial et après avoir rendu la fierté à l'équipe nationale, il estime sa mission réussie. Il revient notamment sur le second but de l'Espagne ou sur ses relations avec la Fédération.
Publié par J.PE
• Mis à jour le
Plus d’un mois, après une coupe du monde de football réussie pour la Belgique, il était temps pour Rudi Garcia de se confier à la presse. Il a donné un large entretien à nos confrères de l’Equipe et du Soir. Il y confie qu'il serait bien resté à la tête du groupe. Après avoir obtenu, de très belles performances en Coupe du Monde, le coach était aimé par les supporters. L'avenir nous dira si la fédération belge n'a pas fait une erreur en s'en séparant si vite.
Une aventure fantastique et une vraie réussite pour le coach
Pour Rudi Garcia "Ce fut une aventure fantastique, une vraie réussite sportive. Aller en quart de finale d'une Coupe du monde reste, à mes yeux, une performance majeure, d'autant plus face à un futur champion du monde qui était au-dessus du lot."
La sortie de Thibaut Courtois contre l'Espagne
Sur ce sujet fort commenté, le coach revient sur sa décision et l'explique : "L'ai-je regrettée ? Non. Imaginez que le but qu'on prend soit exactement le même, mais que ce soit Thibaut qui, en poussant sur ses appuis, aggrave sa blessure. Il a tellement mal qu'il relâche le ballon et l'Espagne marque. On aurait dit quoi ? Qu'il fallait continuer avec Thibaut alors qu'il n'était plus à 100 % et qu'il était blessé ? C'était impossible. Les gens qui parlent de Thibaut et qui disent qu'il aurait dû rester sur le terrain n'étaient pas au cœur du groupe. Et ils auraient été les premiers à tirer sur Thibaut et sur moi si, en continuant blessé, il avait pris le deuxième but. Franchement, leur avis ne compte pas pour moi." Il ajoute également sur le gardien du Real Madrid : « "Avec sa personnalité, s’il avait vraiment voulu rester, il l’aurait clairement dit. J’ai quand même fait entrer le gardien de Manchester United (Senne Lammens)… Pas un gamin de 16 ans qui n’a jamais évolué avec les pros."
Son arrivée chez les Diables, une mission réussie
Pour le français, la mission est réussie : "Dès la signature, je savais que je venais pour une mission bien claire. […] Je pense que je serais bien resté. Mais je pense que ça aurait été, de mon côté, une décision de confort. Et le confort est souvent un mauvais conseiller. Parce que je connaissais le groupe, parce qu'on venait de passer 18 mois ensemble, parce que je m'étais pris d'affection pour ce groupe de joueurs et pour le pays aussi. […] Je pense que ce n'est pas manquer d'humilité de dire qu'on a remis la Belgique sur la carte du football mondial, parce qu'elle n'y était plus depuis 2018. C'est aussi simple que ça. Donc mission accomplie. Et c'est bien de passer à autre chose."
La fin car peu de motivations de la Fédération
Le coach français explique avoir ressenti peu de soutien de la Fédération, notamment de Vincent Mannaert : "Les deux parties ont dit stop. On était d'accord sur le fait de ne pas continuer parce que je n'ai pas senti que Vincent Mannaert allait dans mon sens. Et, pour que les choses soient très claires, c'est important : on n'a parlé ni de durée de contrat ni d'argent. Moi, je voulais pouvoir travailler dans de bonnes conditions."
Enfin il revient sur la querelle francophone-flamande dans notre pays et les avis des médias : « Moi, Flamand, Wallon, peu importe. Je voulais des bons joueurs. Hans est un joueur formidable. J'aurais plutôt aimé qu'on me dise merci de l'avoir pris."