Sommet de l'OTAN : la stratégie de Mark Rutte suffit-elle encore ?
À l'approche du sommet de l'OTAN en Turquie, Donald Trump ne se contente plus d'exiger un effort financier accru de ses alliés. Le président américain réclame désormais leur « loyauté », compliquant la tâche du secrétaire général Mark Rutte.
Publié par A JS
Résumé de l'article
À l'approche du sommet de l'OTAN en Turquie, Donald Trump exige désormais la « loyauté » de ses alliés, au-delà des efforts financiers déjà consentis. Mark Rutte tente de préserver l'engagement américain alors que les interrogations sur la sécurité européenne et la menace russe demeurent.
Le sommet de l'OTAN qui s'ouvre cette semaine en Turquie intervient dans un climat d'incertitude inédit pour l'Alliance atlantique. Si les débats portaient jusqu'ici principalement sur les dépenses militaires, Donald Trump place désormais la barre ailleurs en exigeant un soutien politique sans réserve de la part des autres membres.
Le président américain s'est dit déçu que plusieurs alliés n'aient pas participé aux frappes menées contre l'Iran aux côtés d'Israël. « Nous n'avons pas besoin de leur argent. Nous n'avons besoin de rien. Je veux juste de la loyauté », a-t-il déclaré, laissant entendre que cette question pèse désormais autant que les engagements budgétaires.
Depuis son arrivée à la tête de l'OTAN il y a près de deux ans, Mark Rutte s'efforce de préserver l'implication des États-Unis au sein de l'Alliance. Cette mission s'est imposée comme l'une de ses principales priorités, alors que Donald Trump n'a jamais caché ses critiques envers l'organisation.
Une relation devenue essentielle
Le secrétaire général néerlandais a multiplié les gestes destinés à convaincre le président américain. Lors d'une récente visite à la Maison Blanche, il a présenté un graphique mettant en avant les quelque 1.200 milliards de dollars investis depuis 2017 par les alliés européens et le Canada, ainsi que les importantes commandes d'équipements militaires passées auprès de l'industrie américaine.
Mark Rutte a également rappelé que plusieurs milliers d'avions américains avaient décollé de bases situées en Europe lors des opérations contre l'Iran, répondant ainsi aux critiques de Donald Trump sur un prétendu manque de soutien de l'OTAN.
Cette stratégie s'inscrit dans la continuité de celle menée auparavant par son prédécesseur, Jens Stoltenberg. Tous deux ont consacré une part importante de leur mandat à préserver la cohésion de l'Alliance face aux menaces répétées de retrait américain.
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