Le président américain Donald Trump a menacé d’imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français, après le refus d’Emmanuel Macron de rejoindre le « Conseil de paix » voulu par Washington. Paris et plusieurs responsables européens dénoncent une pression économique jugée inacceptable.
Donald Trump a affirmé lundi depuis la Floride qu’il envisageait de frapper lourdement les vins et champagnes français en représailles au refus d’Emmanuel Macron de participer à son projet de « Conseil de paix ». « Je vais mettre 200 % de droits de douane sur ses vins et champagnes, a lancé le président américain devant la presse, ajoutant que le chef de l’État français ne sera bientôt plus en fonction ».
L’entourage d’Emmanuel Macron a confirmé que la France n’entendait « pas donner suite favorable » à l’invitation américaine. Paris estime que ce conseil, présenté comme un élément du plan de paix de Donald Trump pour Gaza, dépasse largement ce cadre et soulève des interrogations majeures quant au respect des principes et du rôle des Nations unies. Plusieurs observateurs craignent l’émergence d’une structure concurrente à l’ONU, financée par ses membres permanents.
La réaction française a été ferme. L’entourage du président a qualifié ces menaces de « tarifaires, d’inacceptables et d’inefficaces ». La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a dénoncé sur TF1 une « brutalité inouïe », parlant de coercition économique visant un secteur déjà fragilisé. Elle a appelé à une réponse européenne, rappelant que les États-Unis ont eux aussi beaucoup à perdre dans un éventuel bras de fer commercial transatlantique.
Harrison du Bus
(ANDREW CABALLERO-REYNOLDS, Thibault Camus / AFP / POOL)